Suffrage Universel
Citoyenneté, démocratie, ethnicité et nationalité en France
Elus d'origine non-européenne en France
Alima Boumediene

Alima Boumediene en 2004: du Parlement européen au Sénat français

 

Alima Boumedienne, sénatrice à Paris?

Les Verts devraient pouvoir obtenir quatre sénateurs le 26 septembre

PARIS (AFP 03/07/04) - Les Verts, qui ont décidé samedi de faire liste commune avec le PS pour les sénatoriales dans plusieurs départements, devraient pouvoir obtenir le 26 septembre quatre sénateurs, dont l'ex-ministre Dominique Voynet.

Les Verts ont accepté samedi, lors d'un Conseil national inter-régional du parti (CNIR), les propositions des socialistes, au terme de deux mois de négociations. Au départ les Verts demandaient cinq sièges de sénateurs, souhaitant compenser au Sénat leur faible représentation à l'Assemblée nationale (trois députés).

L'accord, accepté samedi à la quasi-unanimité, s'est fait finalement sur quatre places éligibles sur des listes d'union, deux à Paris, une en Seine-saint-Denis et une dans le Rhône.

Les Verts ont choisi en même temps leurs candidats : Dominique Voynet comme prévu en Seine-saint-Denis, Jean Desessard, conseiller de Paris, et Alima Boumedienne, ex-députée européenne, à Paris, et une candidate qui sera choisie par son courant ("Rénovons maintenant") dans le Rhône, et qui pourrait être l'ex-députée européenne Danielle Auroi.

Chacun des quatre courants des Verts est ainsi représenté parmi les candidats. Les Verts disposent actuellement d'une seule sénatrice, l'ex présidente de la région Nord Marie-Christine Blandin.

Les Verts ont laissé cependant ouverte la porte des négociations puisque l'accord n'a été entériné que dans cinq départements : outre les trois où ils devraient avoir des élus, dans les Hauts-de-Seine Michèle Poncet-Ramade, conseillère municipale de Marseille, devrait occuper la 2ème place (non-éligible) derrière Robert Badinter, et dans le Haut-Rhin, où ils ont accepté la troisième place.

Dans six autres départements, les Verts souhaitent poursuivre les négociations pour obtenir une meilleure place (non-éligible) : en Seine-et-Marne ou en Essonne la 2è ou 3è plutôt que la 5e, dans le Bas-Rhin la 2ème plutôt que la 4e...

"Au cas où toute la gauche serait unie à Paris, et vu la division de la droite, la liste de gauche pourrait obtenir huit sièges, le huitième allant à une socialiste", remarquait samedi M. Desessard, responsable des élections dans le parti. En échange de leur soutien qui pourrait donner au PS un sénateur de plus, les Verts estiment pouvoir obtenir de meilleures places ailleurs, non-éligibles.

Ils devraient conduire des listes séparées dans le Var et la Seine-maritime, où le PS ne leur a pas fait de proposition.

Enfin, dans les 15 départements au scrutin uninominal, les Verts soutiendront au premier ou second tour les candidats de gauche, selon les cas.

Sans cet accord, voté à la quasi-unanimité, les Verts n'étaient à peu près assurés que d'avoir deux nouveaux sénateurs, à Paris.

Néanmoins, le 20 juin, lors d'un précédent CNIR, ils avaient refusé l'offre de quatre places éligibles, estimant que la proposition socialiste n'était pas "acceptable en l'état". Certains membres du CNIR suggéraient alors d'acter les propositions du PS qui conviennent et de rediscuter pour les autres départements, mais ils n'avaient pas été suivis par le CNIR.

 

Alima Boumedienne, écartée du Sénat pour délit d'antisionisme?

A chaque élection son discriminé :

Après Mouloud Aounit, c’est le tour d’Alima Boumédienne.

Quel sera le prochain ?

Après le refus du PS d’attribuer conformément à la parole qu’il a donné, le poste de vice-président du Conseil régional Ile-De-France à Mouloud Aounit, secrétaire général du MRAP ; c’est au tour d’Alima Boumédienne, ancienne députée européenne des verts, de se voir refuser par des élus socialistes de Paris, d’être en position éligible pour les prochaines sénatoriales, et ce malgré l’accord national Verts – PS.

Deux refus, mais des accusations similaires : les deux militants sont accusés de communautarisme, d’antisémitisme et de ne pas avoir de position correcte (la leur ?) sur le conflit israélo-palestinien.

Dans les deux cas il est question de relations " coupables " avec Tarik Ramadan pendant le Forum social Européen, oubliant que c’est le FSE dans son écrasante majorité (à part un seul syndicat), et non Mouloud ou Alima, qui ont invité Tarik Ramadan pour débattre.

Dans les deux cas, les responsables du PS stigmatisent Mouloud et Alima pour leurs défenses du droit du peuple palestinien à disposer de lui même et à lutter contre le colonialisme de l’état d’Israël.

Il est grand temps d’arrêter les amalgames et les stigmatisations, nous avons le droit de refuser le colonialisme israélien, comme tous les colonialismes sans être taxés d’antisémitisme. Nous refusons les calomnies et les accusations qui font de nous, les nouveaux parias de la République, responsables de la montée des haines et des intolérances.

Oui pour combattre l’antisémitisme sans aucune concession, mais non à l’oubli des autres discriminations : comme l’islamophobie.

J’invite les élus, (es), démocrates sincères qui veulent mettre fin à toutes les haines qui nous pourrissent la vie à l’organisation des états généraux des discriminations de toutes les discriminations pour adopter une charte du mieux vivre ensemble.

En attendant je demande aux élus qui refusent à Alima Boumédienne, la première femme issue de l’immigration postcoloniale, d’être sénateur, de mettre fin à cette terrible méprise.


Tarek BEN HIBA
Conseiller Régional Ile-De-France
Alternative Citoyenne


Veto socialisto-sioniste contre Alima Boumedienne

Pierre-Yves LAMBERT, www.minorites.org, 22/07/2004

Rappelons au passage que Pierre AIDENBAUM (élu PS) est l'ancien président de la LICRA (Ligue Internationale Contre le Racisme et l'Antisémitisme), une organisation qui ces dernières années se différencie de moins en moins du CRIF (Conseil représentatif des israélites de France) et des autres organisations juives sionistes dans ses actions en faveur d'Israël. Pour ne prendre qu'un exemple éclairant sur la nature de la LICRA, citons ces actions en justice qu'elle a menées en France, de concert avec la... Chambre de Commerce France-Israel contre les campagne de boycott des produits israéliens. Pour ce qui concerne l'importance du lobby pro-israélien (qui est largement soutenu par des non-Juifs comme Lionel JOSPIN ou Bertrand DELANOË) au sein du PS, rappelons aussi qu'entre les deux tours des régionales Dominique STRAUSS-KAHN ("Je considère que tout juif de la diaspora, et donc de France, doit, partout où il peut, apporter son aide à Israel. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il est important que les juifs prennent des responsabilités politiques. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, à travers l'ensemble de mes actions, j'essaie d'apporter ma modeste pierre à la construction d'Israel", cité par l'hebdomadaire français La Vie, 11/04/2002) avait déclaré lors de négociations entre partis de gauche pour la composition des listes fusionnées en Ile-de-France qu'il n'était pas possible de placer Mouloud AOUNIT en tête de la liste de Seine-Saint-Denis, "parce que la Communauté ne l'acceptera(it) pas" (confirmé par des témoins, dirigeants des Verts et du PCF, atterrés devant un tel diktat, entériné par la direction du PS). Bref, y a-t-il vraiment lieu de faire semblant d'être surpris par ce nouvel "incident" où des élus PS français manifestent bruyamment leur haine des Arabes (sauf des domestiqués style Fadela AMARA ou Malek BOUTIH), des musulmans et de l'islam et leur amour pour l'Etat d'Israël, ce qui constitue la norme plutôt que l'exception dans ce parti, plus sioniste que "socialiste" ?

P.Y. Lambert


Sénatoriales Fronde au PS contre la candidate des Verts
M.C.
Le Parisien , vendredi 16 juillet 2004

LA PRÉSENCE d'Alima Boumédienne-Thiery, ancienne députée européenne des Verts, en position éligible sur la liste de gauche des sénatoriales à Paris, suscite un profond malaise. La semaine dernière, une dizaine de conseillers de Paris, dont une députée - Danièle Hoffman-Rispal - et cinq maires d'arrondissement PS - Pierre Aidenbaum (III e ), Dominique Bertinotti (IV e ), Serge Blisko (XIII e ), Jacques Bravo (IX e ) et Pierre Castagnou (XIV e ) - se sont émus de cette candidature dans un courrier adressé au premier secrétaire du PS, François Hollande, au maire de Paris Bertrand Delanoë et au responsable de la fédération PS de Paris, Patrick Bloche.

" Je mets quiconque au défi de me prêter des déclarations antisémites "

Une lettre dans laquelle ils les " alertent " du profil de l'élue verte (proche du courant Lipietz). " Alima Boumédienne défend régulièrement des positions communautaires, non laïques, notamment sur le port du voile, qui nous inquiètent ", dénoncent les élus parisiens. " Elle a animé des débats avec Tarik Ramadan qu'elle a soutenu lors du Forum social européen. Elle participe à des sites Internet sur l'Islam et, surtout, le discours qu'elle a tenu le 11 mars 2004 au Parlement européen, contre la reconduction de la coopération scientifique entre l'Europe et Israël a choqué par sa violence ", expose ainsi Pierre Aidenbaum. Les signataires menacent clairement de tirer les conséquences de cette nomination, soit en menant une liste protestataire aux sénatoriales soit en votant blanc. " Que chacun prenne ses responsabilités ! Nous, nous avons tiré le signal d'alarme auprès des dirigeants du PS ", note ainsi Pierre Castagnou. " Si nous n'obtenons pas satisfaction, il est évident que nous envisagerons d'autres actions ", reprend Pierre Aidenbaum qui attend une réaction des destinataires de la lettre. En attendant, la principale intéressée se dit " très choquée par ces réactions ". " Je mets quiconque au défi de me prêter des déclarations antisémites, plaide M m e Boumédienne. Je suis pour la paix et le respect des minorités. Quant au foulard islamiste, je suis hostile à une loi qui exclura encore un peu plus des jeunes filles et les jettera dans les griffes de l'obscurantisme. " Pour Alain Riou, président du groupe vert au Conseil de Paris, cette fronde des élus socialistes est une " ingérence inacceptable ". " Les socialistes n'ont pas à se mêler de la composition de nos listes, s'agace Alain Riou. Nos candidats sont Jean Desessard et Alima Boumédienne et, que je sache, ils partagent les positions des Verts tant sur le plan de paix en Israël que sur la loi contre le voile. Si cela ne convient pas aux socialistes, nous ferons des listes séparées... "

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http://www.politis.fr/article1027.html

Politis, JEUDI 22 JUILLET 2004

Alima après Mouloud

Denis Sieffert

La présence d’Alima Boumédienne-Thiery, ex-députée européenne des Verts, sur la liste de gauche des sénatoriales à Paris a inspiré une drôle de missive à une quinzaine d’élus socialistes parisiens, maires d’arrondissement ou conseillers municipaux. La lettre, adressée au Premier secrétaire du parti socialiste, François Hollande, au maire de la capitale, Bertrand Delanoë, et au responsable de la fédération PS, Patrick Bloche, dresse un acte d’accusation qui en dit long sur la conception démocratique de ses auteurs. La militante écologiste n’aurait pas sa place sur une liste de gauche parce qu’elle " défend régulièrement des positions communautaires, non laïques, notamment sur le port du voile ", et que, de surcroît, ô horreur, " elle a animé des débats avec Tariq Ramadan, qu’elle a soutenu lors du Forum social européen ". Que l’on nous comprenne bien : le déni de démocratie n’est pas tant dans l’interdit dont ces élus socialistes veulent frapper une candidate. Après tout, si nous avions affaire à une négationniste, ou une antisémite, l’indignation serait légitime. Et l’incompatibilité définitive avec les idéaux de la gauche constatée. Non, le déni de démocratie est ailleurs. Il est plus profond, et il dépasse le seul cas d’Alima Boumédienne-Thiery. Il réside dans la certitude des auteurs de la lettre d’être eux-mêmes l’incarnation de la laïcité, et dans une volonté qui ne souffre aucune réplique d’imposer leur conception à la France entière. Or, il ne leur a pas échappé que cette conception faisait débat. Que l’on peut être anticommunautariste et estimer que le rapport de la République avec ses minorités devait se régler autrement que dans l’affrontement. Que l’on peut être pour la cohésion sociale et refuser de se laisser entraîner dans une variante française du " choc des civilisations ".

Libre évidemment aux auteurs indignés de cette missive de changer de trottoir chaque fois qu’ils croisent une jeune fille voilée, et de ne pouvoir serrer la main de Tariq Ramadan sans craindre d’être convertis à un islam au moins salafiste. Libre à d’autres de considérer que ceux-là ont bien peu confiance dans leurs principes pour les croire aussi fragiles. " Animer un débat avec Tariq Ramadan " ­ grand Dieu ! ­ suffirait à vous emporter sans retour en dehors du grand cercle de la gauche française, de tradition pourtant assez vaste et assez variée. Par contaminations successives, l’anathème ne condamnerait plus seulement l’intellectuel musulman, mais tous ceux qui ont échangé quelques mots avec lui, ont débattu ou confronté avec l’islamologue leurs conceptions sociales. Or, de la même façon, on peut estimer que la solution des contradictions de notre société est davantage dans le dialogue que dans l’exclusion. On peut évidemment décider que la condamnation en antisémitisme prononcée par tel journaliste ou par un Glucksmann enfiévré ponctue à tout jamais le débat. Et que tous ceux qui, comme Alima Boumédienne-Thiery, enfreignent la nouvelle " loi " méritent le même chatiment que Ramadan. Mais alors, cela fait du monde, et il faut se résoudre à ce qu’une moitié de la gauche, sinon une moitié de la France, ne parle plus à l’autre. Au nom de la lutte contre le communautarisme, bien sûr ! Mais on peut aussi témoigner d’un peu d’humilité, et considérer avec moins de certitudes ses propres idées et avec moins de mépris celles des autres. Surtout face à des problèmes nouveaux de notre société.

Émettre l’idée, qui est notamment celle d’Alima Boumédienne-Thiéry, que des pressions économiques doivent s’exercer sur Israël pour que cet État renonce à la colonisation des territoires palestiniens (puisque cela figure aussi dans l’acte d’accusation) n’est pas non plus, a priori, contraire aux principes d’une gauche qui se rattacherait à une tradition anticoloniale. Ces débats sont en tout cas légitimes et ils ne peuvent être refoulés par des censeurs sûrs de détenir la vérité. Après tout, Mollet et Lacoste aussi, pendant la guerre d’Algérie, croyaient qu’ils étaient " la gauche ". La gauche en est revenue. L’affaire est d’autant plus inquiétante qu’elle n’est pas la première. On se souvient que Jean-Paul Huchon, président socialiste de la région Île-de-France, avait, en avril, récusé la candidature à la vice-présidence de Mouloud Aounit au prétexte qu’il avait tenu des " propos contestables " sur Tariq Ramadan. " Contestable " ? Mais quelle instance en décide ? Selon quels critères ? Au travers de ces accusations molles, on voit bien le glissement qui s’opère depuis le champ de la démocratie (la définition du " contestables " doit pouvoir être contestée) vers celui de la censure, de l’interdit et de l’exclusion. " Mouloud " et " Alima ", citoyens français, et selon nous irréprochablement laïques, peuvent avoir sur les problèmes du monde une autre approche que les auteurs de la lettre, sans qu’il faille les traiter comme des pestiférés et les chasser de la vie politique. Entre les invitations d’Ariel Sharon à l’adresse des juifs de France pour qu’ils émigrent en Israël et ces pratiques, qui viennent du coeur de notre système politique, il n’est pas sûr que le plus grand danger soit là où on le pense.


France 2 - Publié le11/09 à 23:35

Sénatoriales: listes d'union PS-Verts

Les Verts ont ratifié samedi les propositions de leur exécutif en vue des élections sénatoriales du 26 septembre

Ils ont entériné l'union avec le Parti socialiste dans 6 des 13 départements votant à la proportionnelle. Il s'agit du Haut-Rhin, Paris, Seine-et-Marne, Hauts-de-Seine, Seine-St-Denis et Val d'Oise.

En revanche, ils présenteront des listes autonomes dans sept autres départements.

Dans les 15 départements où le vote se fait au scrutin uninominal, le soutien au PS intervient au premier ou au second tour, selon les situations.

Jean Desessard, responsable des élections, a remarqué qu'à Paris les deux candidats Verts (Alima Boumédienne à la 4ème place et lui-même à la 7ème) auraient 68 voix de grands électeurs d'avance en cas de liste d'union, et 23 en cas d'autonomie.


 

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