L'Allemagne, société plurielle
Elus allemands d'origine
non-européenne
Cem ÖZDEMIR
Cem Özdemir, fils d'immigrés turcs, est né le 21 décembre 1965 à Bad Urach, en Souabe, une région du Land allemand de Bade-Wurtemberg. Il a été élu des Verts au Bundestag en 1994, devenant avec la sociale-démocrate Leyla Onur, un des deux premiers parlementaires fédéraux d'origine turque en Allemagne.
Educateur et pédagogue diplômé, il travaille pendant ses études en tant que journaliste, éducateur et rapporteur politique et culturel. En 1981, il introduit sa demande pour lacquisition de la nationalité allemande, qu'il obtient non sans peine deux ans plus tard. La même année, à l'âge de seize ans, Cem Özdemir décida d'adhérer au parti des Verts. Par la suite, il passe six années en tant que membre de la direction régionale des Verts du Land de Bade-Wurttemberg.
En 1994, après son élection au Bundestag, il devient le porte-parole des questions concernant l'immigration au sein du groupe parlementaire des Verts, membre de la commission de l'Intérieur, membre adjoint de la commission d'examen des requêtes et des pétitions, ainsi que greffier au Bundestag. Il est aussi à l'époque vice-président des groupes parlementaires turc-allemand et grec-allemand. Les gouvernements turcs successifs et les médias turcs le prennent régulièrement pour cible suite à ses prises de position fermes quant au non respect des droits de l'homme en Turquie, et son vote contre l'exportation d'armes vers ce pays.
Réélu en 1998, il devient porte-parole de son groupe parlementaire pour la politique intérieure. Il démissionne du Bundestag le 26 juillet 2002 suite à l'affaire Huntzinger qui touche divers hommes politiques allemands, dont le ministre SPD de la Défense Rudolf Scharping, également acculé à la démission. Le Financial Times Deutschland évoque à l'époque la chute de "l'incarnation d'une société multiculturelle", de "l'icône des Verts". Cem Özdemir était en effet devenu un habitué des plateaux de télévision et avait acquis une notoriété nationale.
En juin 2004, il se présente cette fois à l'élection au Parlement européen, où il siège depuis lors, partageant sa vie entre Bruxelles et Berlin.
Interview (en anglais) de 1999 au Turkish Daiky News
Cem Özdemir et l'affaire Hunzinger en 2002
site personnel: http://www.oezdemir.de/ (page copiée fin 2001)
Ce "Souabe anatolien",
comme il se définit lui-même, affiche sa biographie en plusieurs
langues, dont le français sur son site (principalement en allemand,
mais avec une partie en dialecte souabe). Je la reproduis ci-dessous
Cem Özdemir, fils
d'immigrants turcs, est né le 21 décembre 1965 à Bad
Urach, en Souabe, une région de l'Allemagne.
Educateur et pédagogue
diplômé, il travailla pendant ses études en tant que
journaliste, éducateur et rapporteur politique et culturel. En 1981,
il fit sa demande pour lacquisition de la nationalité allemande,
qu'il obtint non sans peine deux ans plus tard. La même année,
à l'âge de seize ans, Cem Özdemir décida d'adhérer
au parti des Verts/Bündnis 90. Par la suite, il a passé six
années en tant qu'élu régional du Land de Bade-Wurttemberg.
C'est en 1994, pour la
première fois dans l'histoire de la République fédérale
allemande, qu'un député d'origine turque est élu au
parlement allemand. Il devint alors le porte-parole des questions concernant
l'immigration au sein du groupe parlementaire des Verts/Bündnis 90,
membre de la commission de l'Intérieur, membre adjoint de la
commission d'examen des requêtes et des pétitions, ainsi que
greffier au Bundestag.
Monsieur Özdemir
est aussi vice-président des groupes parlementaires turc-allemand
et grec-allemand.
En 1996 le prix Civis
fut décerné à Cem Özdemir pour son engagement civique.
La même année, on lui attribua la médaille Theodor-Heuss
pour convictions démocratiques extraordinaires. L'année suivante,
le "Turc exemplaire de tous les Allemands" ("Bundestürke" Zeit Magazin)
publia sa biographie "Je suis un intranger" (néologisme basé
sur les mots étranger et intérieur - en Allemand Inländer
-) aux éditions DTV.
La station de radio SFB
(à Berlin) attribua au "Souabe anatolien" (c'est ainsi qu'il aime
à se décrire) le titre d'honneur de "l'homme multiculturel
de l'année". Aujourd'hui Cem Özdemir fait partie des 200 plus
importantes personnalités en Allemagne.
http://www.turkishdailynews.com/old_editions/10_16_98/for.htm#f3
16
October,1998
Ankara awaiting action on
dual citizenship in Germany
·
Cem
Ozdemir: 'The goal clearly must be that people who live here permanently
are not foreigners, not guests, but belong to society'
Ankara- TDN with wire dispatches
Ankara appears to be content
with reports that the new coalition government in Germany had agreed to
liberalize German citizenship legislation, but prefers to remain cautious
until concrete action is taken by Bonn.
"Naturally, we are delighted
with their intention to grant the right of dual citizenship to foreigners
living in Germany, but we will wait and see what kind of concrete steps they
will take," a Foreign Ministry source speaking on condition of anonymity
told the Turkish Daily News.
The official was commenting
on an announcement by an incoming government of the Social Democratic Party
(SPD) and the Greens that they will accept into German citizenship immigrants
and their children by knocking down barriers in the nation's 85-year-old
citizenship law. Current regulations require foreigners to give up their
original passport, which many are still reluctant to do.
The decision is the first
major policy shift resulting from the left's election victory last month
and an important gesture to Germany's 7 million foreign residents, who make
up nearly 10 percent of the population. The more than two million Turks
constitute the biggest immigrant group in Germany.
The Turks living in Germany
have fought especially hard for the changes. Most Turkish children born there
have grown up virtually as Germans, but still feel excluded from an increasingly
multicultural society by the 1913 citizenship law, which grants automatic
citizenship only on the basis of German blood.
More than half of the 82,913
foreigners who made it through the arduous process and received German
citizenship last year were from Turkey, the federal statistics office reported
Thursday.
Few have battled harder
for change than Cem Ozdemir, born to Turkish parents in Germany in 1965 and
a parliament member from the Greens since 1994.
"The goal clearly must be
that people who live here permanently are not foreigners, not guests, but
belong to society," he said Wednesday before the agreement between
Chancellor-elect Gerhard Schroeder's Social Democrats and the Greens.
Under the plan, German-born
children of foreigners will have an automatic right to citizenship for the
first time, if one of their parents has been living in Germany since the
age of 14. Both parties also agreed on allowing dual citizenship and on
shortening foreigners' eligibility for naturalization to eight years from
15.
The future governing partners,
who have a 21-seat majority in the incoming parliament, plan to introduce
the proposed amendments after the new legislature convenes on Oct. 26.
Harsh reactions
Meanwhile, German conservatives
Thursday sharply attacked the plans to reform Germany's citizenship law and
to allow dual-nationality.
"Introduction of
dual-nationality will not help integration but rather will create new problems,"
warned Erwin Marschewski, the domestic policy spokesman of the outgoing Kohl
government.
Marschewski said that
integration was the responsibility of foreigners who wanted to live in Germany
and could not be achieved by handing out German passports. Foreigners have
to make efforts "to fit in, conform and recognize the social mores and rule
of law values," he said.
Peter Ramsauer, parliamentary
affairs leader of Kohl's arch-conservative conservative Bavarian CSU wing,
blasted dual-nationality as making Germans into an inferior class within
their own country.
"This creates two classes:
Germans who have always been German and must remain German and those who,
as they wish, can have one or more passports," said Ramsauer.
Ramsauer rejected offering
German nationality to babies born in Germany. "Becoming a German national
must be the result of an integration process and cannot be granted at the
start of the process," he said.