www.suffrage-universel.be
Elections 2003
Elections 2004
Nermin KUMANOVA
http://users.swing.be/poncelet2000/listecommune.htm (liste PSC-ICN aux communales de 2000)
22. KUMANOVA Nermin,
19 ans
étudiante
Rue Denis-Georges Bayar, 6, 5000 Namur
http://www.ecolo.be/vip/kumanova (page accédée le 10/05/03)
Elections législatives 2003
*
: Rue Denis-Georges Bayar, 6 à 5000 NamurGeorges-Bernard Shaw aurait dit :
" Dans la vie, il y a deux catégories d'individus :
ceux qui regardent le monde tel qu'il est et se demandent pourquoi ;
ceux qui imaginent le monde tel qu'il devrait être et se disent : pourquoi pas? "
Je fais partie de cette seconde catégorie de personnes, tout comme vous je suppose ! Car nous croyons en une autre société et cela est possible…
Et oui, pourquoi pas ?
http://www.ecolo.be/VIP/kumanova/cv.html
Je m'appelle Nermin Kumanova, je suis, née à Namur, le 27 septembre 1980 (jour de la communauté française !), bref, j'ai 22 ans.
Je suis actuellement étudiante en première licence en sciences du travail à Louvain-la-Neuve, après un graduat d'assistante sociale à l'Institut Cardijn et des humanités section " éducation de l'enfance " à l'Institut Sainte-Ursule de Namur.
Comprenez donc, toute la valeur que j'accorde à l'enseignement.
Mes parents sont venus en Belgique il y a plus de 35 ans et mon papa a travaillé dans la construction. Mes parents consacrent désormais toute leur énergie à la réussite professionnelle, mais aussi personnelle et spirituelle de leurs trois enfants.
Unique fille de la famille, je suis entourée d'un frère aîné âgé de 27 ans, ingénieur civil, et d'un frère cadet, 21 ans et étudiant.
En humanités : en tant qu'éducatrice A2:
Expériences sociale et syndicale :
Ce n'est pas une utopie de vouloir changer la société, d'imaginer construire davantage de solidarité, de lutter contre les injustices.
Certes, il nous faut du temps …alors, autant s'y prendre tôt !
²
Osons nous engager …Le "fil vert" de mon engagement se marque au sein :
Au travers mes engagements, je tente de promouvoir la solidarité, la participation de tous et de lutter contre les injustices. Etre candidate aux élections sur la liste au Sénat est une étape supplémentaire à mon engagement, dans laquelle je concrétiserai davantage mes idéaux.
²
En politique, je voudrais être architecte, pour bâtir des ponts !Des ponts,
² entre générations
² entre Belges nés ici et nés ailleurs
² entre personnes de confessions et de convictions différentes
² entre élèves, étudiants et jeunes travailleurs.
² entre différents groupes sociaux
Agissons ensemble afin que le rêve devienne réalité.
Demandons-nous chacun à notre niveau comment nous pouvons faire.
Pour que la société change, nous devons nous impliquer, être plus " citoyen(ne) ", être plus attentif(ve) à l'autre, ce n'est qu'ainsi que ce que certains appellent une utopie se concrétisera dans la réalité de notre monde moderne !
Sauvegardons l'humanité contre vents et marées noires ? !
Votons ECOLO !
http://www.namur.regionale.ecolo.be/kumanova_nermin.htm (campagne européennes 2004)
23 ans, Assistante sociale
Sa devise :
Ce n'est pas une utopie de vouloir changer la societe,d'imaginer construire davantage de solidarite, delutter contre les injustices.
Certes, cela prend dutemps... Alors, autant s'y prendre tot !
En politique, je voudrais etre ingenieur-architecte,pour batir des ponts !
Des ponts...
Le niveau europeen est tres important car il a une influence directe sur les politiques nationales.
Ainsi, l'écologie politique est le projet dont l'Europe a besoin pour assurer un maximum de bien-etre collectif.
Le vote ECOLO prend donc tout son sens.
Je suis nee a Namur, le 27 septembre 1980, j'ai donc 23 ans.
Ayant termine en 2002 un graduat d'assistante sociale a l'Institut Cardijn a Louvain-la-Neuve, j'ai enchainé directement avec une licence en Sciences du Travail a Louvain-la-Neuve, en horaire decalé. J'ai terminé mes humanités en section "éducation de l'enfance" a l'Institut Sainte-Ursule de Namur.
Professionnellement, j'étais a la recherche d'un lieu d'engagement, en prise avec la réalité des plus démunis. J'ai choisi le CPAS de Molenbeek, une commune difficile, en proie a un fort taux de non-emploi, et ou une partie importante de la population vit dans une grande détresse sociale.
Rue Denis-Georges Bayar, 6 - 5000 Namur
GSM.:0479/32.32.77
nermin_kumanova2003@hotmail.com
[diffusé sur la liste Suffrage Universel le 31/10/2004]
Entretien avec Nermin Kumanova (Ecolo)
" Ma seule erreur politique "
MK : Bonsoir, une petite présentation avant de brosser les différentes campagnes politiques que vous avez déjà menées ?
N. Kumanova : D’accord, bonsoir avant tout. Je suis Nermin Kumanova, je suis âgée de 24 ans, je suis Namuroise de naissance et d’origine évidemment. De par mon nom qui porte une consonance étrangère, j’ai des origines albanaises de Macédoine…
MK : Donc, vous n’êtes finalement pas une Turque.
N. Kumanova : Euh… pour préciser, je suis Turque aussi par adoption vu le parcours historique de mes parents et on peut même dire qu’on était yougoslave puisqu’ils étaient dans le pays des Yougoslaves tout en étant Albanais de culture.
MK : Ok, donc on peut dire que vous êtes d’origine albanaise plus que turque, yougoslave, etc.
N. Kumanova : Bon, disons que je n’aime pas faire ce genre de distinction mais de par mon nom et mon prénom, on voit clairement la consonance étrangère et cela a le mérite d’être clair. Mais je ne revendique pas tel ou tel drapeau, je suis citoyenne née en Belgique et…
MK : Citoyenne de…
N. Kumanova : Universelle ! (rires) Donc par la suite, mes parents ont été en Turquie, c’est comme cela qu’on est devenu turcophone d’Istanbul. On parle donc aussi le turc, l’albanais. Par moment, je dis aussi qu’on est " les bâtards des Balkans ".
MK : Comment êtes-vous entrée en politique ?
N. Kumanova : Mon premier pas dans la politique a été fait via le milieu syndical. Je suis syndicaliste depuis mes 15 ans et demi au niveau de l’organisation de la CSC (ndlr : confédération des syndicats chrétiens). Moi, je prends le monde de la politique avec un grand P puisque le syndicalisme fait partie de la politique tout comme le secteur associatif. Donc, mes premiers combats ont été initiés dans la sphère syndicale et associative avec aussi le centre d’action interculturel de Namur. C’était l’occasion d’apprendre et de mettre le tout en mouvement. Ce n’est toujours pas évident quand on est jeune.
MK : Concrètement, qui est venu toquer à votre porte pour vous dire qu’ils avaient besoin d’une jeune d’origine albanaise ou turque ?
N. Kumanova : Non, je ne pense pas qu’ils avaient besoin de quelqu’un d’origine albanaise ou turque, ils avaient besoin d’une fille jeune et motivée.
MK : Ah! Pardon, c’est donc jeune, vous êtes dans le quota jeune alors ?
N. Kumanova : (rires) non ! Je crois qu’il ne faut pas mettre de catégories comme femme, étrangère, vieux, handicapé mais il faut prendre la personne dans sa globalité et les projets qu’elle veut mener avec ses valeurs.
MK : Vous avez fait campagne en vous affichant " jeune ", puis on vous a vu également faire campagne dans la communauté turque de Bruxelles car il existe un réel potentiel de voix. Vous nous dites également avoir fait campagne dans la communauté albanaise de Namur. Ne placez-vous pas vous-même ces catégories ? Il suffit de suivre la campagne électorale pour lire partout " jeune et dynamique " comme si on ne pouvait pas être vieux et dynamique…
N. Kumanova : Si, si… cela peut très bien exister mais ce n’est pas moi qui mets ces catégories. Le fait est que je fais partie de plusieurs catégories, c’est vrai je suis de par mes parents d’origines albanophone et turcophone qui ne sont peut-être pas reconnues totalement mais elles font partie de mon histoire et de mon parcours familial. Je suis belge avant tout…
MK : Donc vous pouvez faire campagne de manière ciblée mais on ne peut pas vous cataloguer, c’est bien ça ?
N. Kumanova : Non, non, non, je ne fais pas campagne de manière ciblée mais je prends en compte toute la communauté. D’ailleurs, je ne prends pas en compte que les Turcs ou que les Albanais si vous vous renseignez bien je fais campagne de manière générale.
MK : Quelle autre communauté ?
N. Kumanova : Mais pourquoi toujours parler de communauté ?
MK : Parce que vous dites que vous ne prenez en compte que les Turcs ou que les Albanais…
N. Kumanova : Par exemple la communauté maghrébine, je suis travailleuse sociale au CPAS de Molenbeek qui est une commune essentiellement composée de Maghrébins. Je n’aime pas catégoriser comme cela mais cela fait partie de la réalité sociogéographique de la Belgique. La Belgique a elle-même parfois créé ses ghettos et nous-même aussi par affinité. Dès qu’il y a une mosquée qui se crée quelle qu’elle soit, de par notre sensibilité on a tendance à aller vers le voisin parce que c’est normal. Donc, c’est vrai que j’ai plusieurs cartes en main : jeune, femme, … mais on prend en compte les revendications des jeunes, les revendications des femmes, etc.
MK : Des catégories de personnes…
N. Kumanova : …dont on fait partie, c’est normal puisqu’on voudrait les faire avancer. Donc, si on veut les faire avancer, il est normal qu’on tienne compte de ces caté… revendications qui font partie de la sphère X, Y ou Z. De manière générale, je considère que je ne suis PAS celle qui fait campagne de façon " catégorique " ou qui tente de jouer la carte des Turcs ou des Albanais. Et je pense que beaucoup de personnes peuvent en témoigner. Tout comme je ne fais pas campagne que dans le milieu syndicaliste ou que dans le mouvement ouvrier chrétien. Je suis plurielle.
MK : Votre première campagne politique, c’était quand ?
N. Kumanova : En octobre 2000 lors des élections communales à Namur. Cela s’est très bien passé mais je n’avais pratiquement pas fait de réelle campagne car j’étais en fin d’études secondaires. J’essaye de lier mon combat syndical à la politique et c’est vrai que finalement mon agenda est vite chargé avec aussi ma vie d’étudiante.
MK : Pourquoi avoir choisi Ecolo ? Pourquoi pas le PS ou surtout le CDH avec votre profil syndicaliste ?
N. Kumanova : Bon, j’ai toujours été franche et cela fait partie de ma personne. J’ai été avant, quand j’étais petite (rires), à savoir en octobre 2000, candidate sur la liste PSC à Namur…
MK : Aha ! Alors pourquoi ?
N. Kumanova : Il faut savoir que je n’ai rien contre le nouveau CDH pour lequel j’ai un respect entier. Je pense que madame Milquet a fait un super bon travail mais malheureusement je suis tombée très mal dans ce parti au moment où tous les vieux dinosaures étaient là. Maintenant, c’est vrai que le parti a changé mais j’ai adopté la carte Ecolo et je crois entièrement au projet écologiste qu’avant je ne connaissais pas bien.
MK : Imaginons maintenant que Joëlle Milquet vous dit qu’une nouvelle dynamique existe à Namur et qu’elle a vraiment besoin de vous pour redresser la locale. Votre réponse est …?
N. Kumanova : Non ! Puisque qu’il n’y a pas le projet du développement durable où on concilie la sphère socio-économique et environnementale.
MK : Alors pourquoi le vieux PSC de 2000 ?
N. Kumanova : Comment cela s’est passé encore… J’avais rencontré le président de la locale namuroise du PSC, André-Marie Poncelet, lors des activités syndicales. Le PSC pour moi est une erreur d’enfance, j’étais dans cette logique du MOC (Mouvement Ouvrier Chrétien), je faisais partie des Jeunes CSC et comme j’ai toujours baigné dans les valeurs " chrétiennes ", je trouvais logique d’adhérer au parti. Quand j’ai vu le programme du PSC à l’époque, j’étais séduite et amoureuse du programme mais entre le programme et la pratique il y avait beaucoup de différences.
MK : Il n’y a aucune différence entre le programme d’Ecolo et la pratique ?
N. Kumanova : Non, puisque je suis encore séduite par la transparence qui se fait dans les instances et les décisions.
MK : Ah! bon, on pensait que tout était décidé par un petit cercle de personnes…
N. Kumanova : Ce n’est pas vrai, on consulte les militants et on tient compte de l’avis des militants. Par exemple, ce sont les membres effectifs en ordre de cotisation qui votent les compositions des listes électorales. De toute façon, je pense que rien n’est parfait mais qu’Ecolo est le moins pire des partis. Le projet du développement humain est un beau projet mais qui est souvent mal interprété par les médias. Il ne faut pas oublier qu’Ecolo est un parti jeune…
MK : et dynamique ?
N. Kumanova : (rires) il est très dynamique et très franc aussi dans sa communication. En 2003, j’étais candidate au Sénat et c’était la première fois que je faisais réellement campagne un peu partout. Tout s’est très bien passé aussi, j’y ai beaucoup appris.
MK : Alors, on va terminer sur la campagne européenne de 2004 où vous étiez 4e sur la liste Ecolo. On vous a vu manifester lors d’une marche turque à Bruxelles avec pour mot d’ordre " venez protester contre le prétendu génocide arménien ". On n’a pas bien compris le motif de votre présence lors de cette manifestation qui rappelons-le rassemblait presque la totalité des candidats d’origine turque à l’Europe et aux Régions.
N. Kumanova : Je pense qu’il faut d’abord recadrer la chose en précisant qu’il s’agit en effet d’une marche organisée par la communauté turque de Bruxelles. On a eu comme mot d’ordre d’y être présent en tant que candidat d’origine turque et que tous les candidats d’origine turque étaient présents sans exception ! Là où j’étais frustré par vous, c’était au moment où vous n’aviez pas mentionné tous les noms.
MK : Qui avons-nous oublié ?
N. Kumanova : Je ne vais pas vous donner des noms, c’est à vous de faire le topo en regardant les listes, je ne vais pas vous apprendre votre métier. Tout le monde était là. Mais vous savez, on ne partage pas la cause …
MK : Quelle cause ?
N. Kumanova : (silence) Ecoutez, ce que vous dites était peut-être le mot d’ordre décrété par l’association mais moi personnellement je ne suis pas connaisseuse du sujet, enfin je connais le sujet mais je ne peux pas officiellement prendre position par oui ou non ce génocide a eu lieu.
MK : Pour des raisons politiques ?
N. Kumanova : Non, d’abord parce que je ne suis pas historienne et que je ne connais pas tous les enjeux. Je n’ai pas de position claire.
MK : Pourquoi participez-vous alors à une réunion où vous ne connaissez pas tous les enjeux ?
N. Kumanova : Je crois que cela fait partie de la seule erreur que j’ai pu faire de toutes mes campagnes, cela je le reconnais volontiers. Mais, je voudrais dire que dès qu’une invitation me parvient pour tel ou tel événement, j’avertis mon parti et dans ce cas on m’a donné le feu vert pour pouvoir y aller.
MK : Incroyable ! Le parti vous a donné le feu vert pour participer à cette manifestation ? Qui vous a donné ce feu vert ?
N. Kumanova : Non, cela je ne peux pas vous donner cette information. J’ai bien indiqué que j’allais à une manifestation de la communauté turque dont je ne connaissais pas le mot d’ordre. C’est vrai que je n’aurais pas dû y aller, c’est une erreur et si maintenant je recevais une invitation sur ce sujet, je n’y serai pas. Je précise que je ne suis pas une élue, j’étais candidate et on a eu une discussion en interne avec un petit débat informel. Il est clair que je reconnais ma part de responsabilité mais vous savez ce n’est pas facile quand on débarque en politique. Même si on est d’origine turque, on ne connaît pas toutes les tendances qui peuvent exister au sein de la communauté. Moi j’ignorais totalement ce paysage de la gauche à la droite qui existe réellement en Turquie et qui a été transplanté ici en Belgique. J’étais vraiment étonnée. Je parle avec plein de gens, je suis une personne qui voit large et j’aimerais que les gens dépassent les préjugés. Pour moi, il faut surtout se concentrer sur les vrais problèmes qui touchent les gens comme la discrimination à l’embauche, l’usage des langues ou les questions de la jeunesse.
MK : Avez-vous fait campagne dans la communauté albanaise de Namur ? Existe-t-il des tracts de Nermin Kumanova en albanais ?
N. Kumanova : Bien sûr, il y a des tracts de Nermin Kumanova en albanais, en turc et en français étant donné qu’il y a une attente des gens.
MK : Et en néerlandais ?
N. Kumanova : Non puisque je ne fais pas campagne du côté néerlandophone.
MK : Vous étiez candidate à l’Europe, vous auriez pu en faire pour les électeurs de Halle et Vilvoorde car l’arrondissement électoral n’est pas encore scindé…
N. Kumanova : (sourire) Tout à fait mais je n’ai pas eu le temps. Il y a eu une demande bien précise de la communauté et j’y ai répondue. Cela fait partie pour moi de l’éducation à la démocratie citoyenne. Bon, il est clair que tout le monde ne sait pas lire le français mais j’espère que l’acquisition de la langue française se fera rapidement pour tout le monde.
MK : Quelque chose à ajouter ?
N. Kumanova : Très sincèrement, j’ai envie de pousser tout le monde à la participation politique et citoyenne. J’ai envie de pousser les gens à l’activité pas uniquement professionnelle mais aussi citoyenne.
Propos recueillis par Mehmet KOKSAL (info@mehmet.be)
INFOS :
Des élus du PS, du MR et du CDH dans une manifestation négationniste
beel04turkishpride.htmPortrait de Nermin Kumanova sur le site d’Ecolo " Contre le racisme, la xénophobie et l'exclusion, pour l'égalité des droits, le dialogue des cultures, pour une Europe accueillante. "
http://www.namur.regionale.ecolo.be/kumanova_nermin.htmCandidate sur la liste PSC-ICN à Namur en 2000 (…) " ainsi que par l'apport de candidats représentant des populations européennes implantées chez nous (Carlo Trovato, Nermin Kumanova, Ilir Sopa, Ivy Saitta) "
http://users.swing.be/poncelet2000/compresse000630.htmMembre du Cercle étudiant du Moulin Rouge
http://moulin-rouge.eu.org/personnes.phpPortraits en albanais