Elus belges d'origine non-européenne
La participation politique des allochtones en
Belgique
Suffrage Universel
Faouzia HARICHE
site: http://www.faouzia-hariche.be/
1994
Le Soir Nouvelles locales - Bruxelles Mercredi 12 octobre 1994 page 21
Des Belges pas si nouveaux que cela
Les deux nouveautés du scrutin communal sont aux antipodes: face à
la montée de l'extrême droite, voici des élus venus de
l'immigration.
UN DOSSIER
de Daniel Couvreur, Michelle Lamensch et Nicolas Vuille
Mokhtari, Laghniche-Hariche, Abdeslam, Ouriaghli, Mghari... nés ailleurs
ou ici, ils portent tous des noms difficiles à prononcer, mais leur
ville, c'est Bruxelles. Comme les Risopoulos ou les Lobkowicz des
générations précédentes, ils ont déjà
l'accent des Van Brussel. Le sobriquet de "nouveaux" qui les distingue de
leurs congénères politiques belges n'est rien d'autre qu'une
étiquette médiatique à Bruxelles, où moins de
trois habitants sur dix ont leurs racines familiales dans les 19 communes!
Dès lors, cet article a-t-il un sens? Celui de démythifier,
sans doute. En parcourant la liste des 651 élus de la Région
bruxelloise, nous avons noté 14 noms à consonnance
maghrébine. Aucun ne réside dans les belles entités
du sud-est de la capitale. Pas de Mohammed à Auderghem, Boitsfort,
Uccle ou Woluwe. Le nord est tout aussi hermétique à l'exotisme.
Berchem, Jette et Ganshoren ne comptent que des Beulemans et des Van Piperzele
dans les rangs de leurs conseillers. Par contre, à l'exception
d'Etterbeek, les communes du centre et de la première couronne saluent
toutes la joyeuse entrée de "nouveaux Belges". On trouve six PS, six
Écolo, et deux FDF.
Bruxelles et Schaerbeek sont à la pointe de l'ouverture. Mohamed
Ouriaghli, Mahfoud Romdhani et Faouzia Laghniche-Hariche siégeront
à l'hôtel de ville dans le groupe socialiste. Khalil Zeguendi
(FDF), Mohamed El Arnouki (Écolo) et Sfia Bouarfa (PS) participeront
aux débats place Colignon. Les autres communes comptant au moins un
élu issu de l'immigration sont Ixelles (l'écolo Mohammed-Aziz
Ben Otmane), Koekelberg (le FDF Abdellatif Mghari), Molenbeek (l'écolo
Mariem Bouselmati), Saint-Josse (le socialiste Abdeslam Smahi et l'écolo
Jaoud Mantrach), Anderlecht (l'écolo Naïma Bockstael-Abib), Forest
(le socialiste Hassare Mokhtari) et Saint-Gilles (l'écolo Abdellah
Dougna).
Au total, ils sont quatorze élus pour neuf communes. Quel regard
jettent-ils sur la politique bruxelloise? Vont-ils souffler un vent
d'intégration nouveau? Comment réagiront-ils face au FN? Nous
avons posé toutes ces questions à Faouzia, 28 ans,
conseillère socialiste dans la prochaine majorité à
Bruxelles-ville. Vous lirez dans son regard ci-contre.
"Nous ne sommes pas neufs du tout!"
Faouzia Laghniche-Hariche, vous travaillez dans une école de devoirs
pour enfants en difficulté issus de milieux défavorisés
ou élevés par des parents analphabètes. Ces jeunes sont
parrainés par des Belges pour les aider à combler leur retard
d'éducation. L'étiquette nouveau Belges, ça vous fait
mal?
Nous ne sommes pas neufs du tout! Ce que je dis n'est pas péjoratif.
Nous sommes simplement des Belges à part entière. Nous avons
grandi dans ce pays. Personnellement, je suis d'origine algérienne.
Mais qu'est-ce que cela représente? C'est le vécu de mes parents.
À quand remonte votre engagement politique et pourquoi avoir choisi
le PS?
J'ai grandi à Charleroi, avant d'arriver à Bruxelles pour mes
études universitaires. Le socialisme était bien implanté
dans la région. Je suis presque devenue socialiste inconsciemment!
En tout cas, j'ai toujours été de gauche. Plus tard, j'ai
milité à Jeunesse maghrébine, où j'ai recontré
Yvan Mayeur, le secrétaire politique de la section du PS de
Bruxelles-ville. Je me suis affiliée au parti il y a un peu plus d'un
an, et puis voilà.
Entre s'inscrire au parti, figurer sur la liste et être élue,
il restait un bout de chemin à parcourir!
La conviction était là. Je voulais être active. Pour
cela, je souhaitais agir sur le terrain. Changer les choses de l'intérieur.
En tant que femme aussi, je voulais avoir ma place dans cette
société. C'est vrai que ça n'a pas été
nécessairement facile. Mais j'ai insisté. Finalement, on m'a
fait confiance.
Vous étiez 35e. Ce n'est pas une place facile. Vous avez dû
mériter votre élection. Où avez-vous été
chercher 319 voix de préférence? C'est 9 de mieux qu'Yvan Mayeur!
J'y croyais, dans la mesure où je connaissais énormément
de monde dans mon quartier, à Laeken, où mon mari habite depuis
29 ans. Très modestement, ma famille est quelque part un modèle
de réussite pour les jeunes de 18-20 ans issus de l'immigration. Je
cristallise le contraire de l'image médiatique du maghrébin
arracheur de sacoches.
Le Front national ne vous fait pas peur? Comment réagiriez-vous
si vous deviez vous retrouver côte à côte sur les bancs
du conseil?
Je mentirais en disant que je suis heureuse de les savoir là. On les
dit effrayants, mais ils ne sont jamais que le reflet d'un malaise. Ils indiquent
qu'il y a du travail à faire pour rassurer les gens. J'entendais encore
hier matin à la radio une dame déclarer qu'elle avait voté
FN parce qu'elle avait vu une femme maghrébine empocher 100.000 F
d'allocations familiales. Ou c'est un bobard, ou la femme en question devait
être dans une situation familiale réellement cataclysmique!
Votre programme?
J'en reviens à votre étiquette de nouveau Belge. Il n'y a pas
que l'intégration qui nous intéresse dans la vie. Il y a d'autres
problèmes urgents à résoudre au centre-ville comme ceux
du logement, de l'enseignement ou de la santé. Il y a là de
quoi s'occuper !
2000
Le Soir du vendredi 13 octobre 2000
BRUXELLES-VILLE
La première échevine d'origine maghrébine
Faouzia Hariche se sent citoyenne avant tout
Faouzia Hariche, la nouvelle échevine socialiste du futur collège de Bruxelles-Ville, n'en revient toujours pas : quatrième candidate sur la liste PS, elle a récolté, dimanche, 1.242 voix de préférence. Un score que pourraient lui envier plusieurs échevins en place Jamais je n'aurais imaginé ce succès, avoue très modestement cette jeune femme dynamique de 34 ans, mère de trois enfants (de 8 ans, 6 ans et 7 mois), qui habite aujourd'hui rue Masui. Je ne pensais pas dépasser les mille voix. Il y a six ans, elle avait été élue conseillère communale avec 319 voix. Un bond spectaculaire qu'elle doit à sa présence sur le terrain, à l'écoute des gens de son quartier.
Je suis arrivée en Belgique à l'âge de six ans, raconte Faouzia. J'ai grandi à Charleroi, un bastion socialiste, tout près d'une antenne des " Femmes prévoyantes ". Mon engagement s'est fait petit à petit, presque sans le vouloir. J'ai rencontré des personnes progressistes fabuleuses. Elles m'ont servi de modèle.
A vingt ans, la jeune militante débarque à Bruxelles pour suivre une licence en philologie romane et l'agrégation. La pédagogie, la transmission d'un savoir, cela m'a toujours intéressée. J'ai tout d'abord travaillé dans un service d'aide sociale pour les jeunes. C'est Yvan Mayeur qui m'a poussée à passer de l'autre côté et à me présenter aux communales de 1994.
Elue conseillère, Faouzia Hariche continue à s'impliquer sur le terrain. A Laeken, tout d'abord, où elle vit. Dans le quartier Chicago (derrière le Petit-Château), où elle travaille. Enfin, dans le quartier Nord, où elle a déménagé voici deux ans et demi. J'ai d'abord écouté les problèmes des habitants. Chaussée d'Anvers, cela a commencé avec les inondations dans les caves. Il existait des revendications individuelles mais aucune action commune. J'ai pris contact avec les associations de quartier. Nous avons fini par obtenir de la Ville une station de pompage. Nous avons aussi réussi à étendre le contrat de quartier Nord jusqu'à la chaussée d'Anvers. Avant, les gens de ces quartiers oubliés par les pouvoirs publics n'imaginaient pas qu'ils pouvaient revendiquer des choses.
Pour Faouzia Hariche, le vote ethnique n'explique pas entièrement son succès de dimanche. J'ai rencontré énormément de gens pendant six ans. Je n'ai pas résolu tous les problèmes mais j'ai écouté, conseillé. Les gens n'oublient pas. Je suis certaine que beaucoup de membres de ma communauté ont voté pour moi. Pas parce que je suis d'origine algérienne mais parce que je les ai écoutés. Dimanche matin, mon téléphone n'a pas arrêté de sonner : beaucoup de Belges de souche m'ont témoigné leur soutien.
DES PROJETS POUR LA JEUNESSE
Faouzia Hariche refuse d'être cataloguée. Je me sens citoyenne avant tout. En militant au PS, je milite pour des idées et peu importe que je sois Belge, Algérienne, Japonaise ou Américaine. Des amis belges m'ont dit : " Il a fallu que tu te présentes pour que j'apprenne que tu es d'origine algérienne. "
En tant que femme, Faouzia ne craint-elle pas quelques réticences de la part de certains membres de la communauté maghrébine ? Vous savez, beaucoup de maghrébins m'ont avoué qu'ils avaient davantage confiance dans une femme.
Si les compétences scabinales ont déjà été réparties entre les partis de la nouvelle majorité (PS, Ecolo, PSC-CVP), elles doivent encore être discutées entre échevins. Quelles sont les matières qui branchent la nouvelle échevine ? Les projets concernant la jeunesse me tiennent particulièrement à cur. J'aimerais beaucoup mettre en place des projets pédagogiques et de prévention, répond-elle sans hésitation. Professeur de français à l'Athénée Marcel Tricot, Faouzia sait de quoi elle parle.
MARTINE DUPREZ
http://www.regions.be/Regions/evenements/page_5115_179011.asp
Le Soir 05 janvier 2004
Bruxelles a ses maillons forts
Du haut de la flèche de l'Hôtel de Ville de Bruxelles, saint Michel terrassant le dragon embrasse du regard toute la capitale. Il est sans doute le seul à pouvoir ainsi dominer la cité. L'étendue, la complexité, la diversité et le poids mais aussi l'attrait de cette commune, par ailleurs capitale fédérale et européenne, empêchent de fait la concentration du pouvoir aux mains d'un seul homme.
Ce n'est un secret pour personne : à la Ville, chaque échevin est patron de son département. Une règle valable sous l'ancienne majorité du bourgmestre libéral François-Xavier de Donnea et toujours d'application sous le règne du maïeur socialiste Freddy Thielemans. Lors de ses séances, le collège passe en revue 400 à 500 points. Il est impossible d'éplucher chaque dossier en détail. Il faut bien faire confiance à l'échevin en charge du dossier, constate, un ex-échevin, aujourd'hui renvoyé sur les bancs de l'opposition. La règle de la collégialité prévaut.
Il n'empêche qu'au sein de l'actuel collège rouge-vert-orange, il y en a certains qui sont davantage patrons que d'autres Les grandes décisions qui engagent l'avenir politique de la Ville sont prises en " kern ", un noyau restreint comme il en existe un au gouvernement fédéral. Ses membres ? Il rassemble les chefs de file des partis de la majorité : le bourgmestre socialiste Freddy Thielemans, l'échevin Ecolo Henri Simons, l'échevin CDH Georges Dallemagne et, en appui extérieur, le président du CPAS, Yvan Mayeur (PS), autre homme fort de l'actuelle majorité. Mais au sein de ce très officiel " kern ", l'axe Thielemans-Mayeur-Simons, en fait les signataires de l'accord de majorité conclu au lendemain des élections communales d'octobre 2000, domine très nettement.
Ceci n'exclut pas pour autant que de " jeunes " échevins, nouveaux venus au collège, s'affirment. Au PS, c'est le cas de Faouzia Hariche, première échevine issue de l'immigration. Elle a hérité, en cours de mandat, du très prisé échevinat de l'Instruction publique. Son ascension obscurcit le ciel de Carine Vyghen, autre échevine PS, tombée en disgrâce, depuis que le bourgmestre lui a repris les Finances.
(...) Historique aussi, la tradition laïque de la Ville. Bien au-delà du phénomène de la franc-maçonnerie et de liens privilégiés entre membres de la loge, il existe deux bastions, intouchables, de la laïcité : l'enseignement et les hôpitaux. (...)
http://www.faouzia-hariche.be (accédé le 24/12/2005)
Mon histoire, mon parcours, mon engagement
Issu d'une famille algérienne modeste, mon père, Ahmed HARICHE est devenu un fervent défenseur de l'Indépendance de son pays. Il s'est d'ailleurs brillamment distingué pour son comportement héroïque durant la guerre d'Indépendance.
Dans les années 60 pour des raisons économiques, il immigre en Europe, s'installe dans le bassin de la Sambre et travaille comme mineur de fonds jusqu'à ce que la maladie le terrasse. Conscient que pour des raisons médicales, le retour en Algérie était impossible, il entame une demande de regroupement familiale. Ce qui fut fait en 1974.
Accompagnant ma mère, mes frères et surs, je suis donc arrivée en Belgique à l'âge de 7 ans pour enfin savourer les joies d'une famille réunie. Malheureusement, mon père succombe à la douleur en mars1976. Malgré le peu de temps passé ensemble, deux années écourtées par les longs séjours à l'hôpital civil de Jumet, il me reste de mon père l'image d'un homme fier et courageux auquel j'ai toujours voulu ressembler.
Installée avec ma famille à Charleroi, j'y ai effectué mes études primaires et secondaires. Je me suis ensuite établie à Bruxelles lorsque j'ai entamé mes études de Philologie romane à l'ULB.J'ai été membre du cercle du libre examen et c'est durant ces années à la fois idylliques et décisives que ma personnalité s'est forgée.
C'est également à L'ULB que j'ai rencontré Mohamed Laghmiche, à l'époque, assistant à la Faculté des Sciences et étudiant terminant l'école polytechnique. Après nos études, nous nous sommes mariés et avons eu trois enfants: Yassine, Léila et Bilal.
Jeune agrégée et consciente de l'importance d'une scolarité réussie, je me suis engagée dans le secteur associatif bruxellois, m'investissant particulièrement dans la mise en place de projets de soutien scolaire, de lutte contre le décrochage, de lutte contre les discriminations et oeuvrant dans le sens de l'intégration positive et harmonieuse des jeunes d'origine étrangère. Plus tard, j'ai tout naturellement évolué vers l'enseignement du français comme m'y prédisposait ma formation.
Ma trajectoire personnelle et professionnelle m'a tout naturellement conduite vers le Parti Socialiste vu l'idéologie qu'il défend. En effet, mon engagement ne pouvait se faire qu'au sein d'un parti progressiste et laïc ayant au cours de son histoire obtenu tous les grands acquis sociaux. Le Parti Socialiste oeuvrant pour une plus société plus juste, équitable et solidaire, ne pouvait qu'obtenir mon adhésion et mon soutien.
En tant que Socialiste, j'uvre pour une société où chaque homme et chaque femme peut exercer ses libertés et maîtriser ses choix de vie dans la dignité et dans le respect des libertés d'autrui. Même si le bonheur est une affaire personnelle, les conditions du bonheur, elles, sont une affaire collective.
Appelée à me présenter aux élections de 1994, je suis élue conseillère communale et durant ces 6 années, mon combat politique et professionnel s'est centré sur l'égalité des droits, essentiellement en matière d'enseignement, de logement et d'accès aux soins de santé.
En 2000, je suis réélue et prête serment le 8 janvier 2001 en qualité d'Echevine chargée de la Jeunesse. Un an plus tard, je suis également chargée de l'Instruction publique, une matière qui me tient à cur depuis toujours.
http://www.brucity.be/artdet.cfm?nLanguage=1&id=67 (site officiel de la Ville de Bruxelles, accédé le 24/12/2005)
Mme Faouzia Hariche
Echevine chargée de l'Instruction Publique et de la Jeunesse
Son portrait
Née en Algérie en 1966, Faouzia Hariche arrive en Belgique à l'âge de 7ans. Dabord installée avec sa famille à Charleroi où elle effectue ses études primaires et secondaires, elle s'établit à Bruxelles lorsquelle entame ses études de Philologie Romane à l'Université Libre de Bruxelles. C'est par ailleurs à l'ULB qu'elle rencontre Mohamed Laghmiche qui devient son époux le 11 janvier 1992. Après avoir passé une année à Arlon, Faouzia Hariche revient à Bruxelles et depuis, elle n'a plus jamais quitté la capitale.
Candidate aux élections en 1994, elle devient conseillère communale. Pendant 6 ans, elle participe à la section du Premier Echevin de lépoque, Freddy Thielemans, qui avait lInstruction Publique dans ses compétences une matière qui lintéressait déjà beaucoup vu quelle était elle-même enseignante de formation.
Après les élections communales de 2000, Faouzia Hariche devient Echevine de la Jeunesse. En mars 2002, cette maman de trois enfants (Yassine, Léila et Bilal) assume en plus lInstruction Publique. Ainsi, à la Ville de Bruxelles, toutes les matières ayant trait à la jeunesse se trouvent concentrées dans les mains dune même personne très soucieuse de lavenir des jeunes Bruxellois!
Au-delà de la femme politique, Faouzia Hariche est une jeune femme sympathique et dynamique, passionnée par la lecture, la musique et le jazz en particulier sa chanteuse préférée est Césaria Evora. Quand elle ne gratte pas à la guitare, l'Echevine socialiste adore aller au cinéma ou nager à la piscine de Neder-Over-Heembeek.
http://fr.groups.yahoo.com/group/suffrage-universel/message/2889
Polémiques politico-linguistiques autour de la bourgmestre Faouzia Hariche
Suffrage Universel 24/12/2005
[ndPYL Il y a quand même quelque chose d'indécent dans la posiiton de Jacques Simonet, président de la fédération bruxelloise du Mouvement Réformateur (droite), à dénoncer l'"unilinguisme" de Faouzia Hariche, quand on se rappelle que dans un passé récent le MR a réussi (1999-2003) à placer l'unilingue Duquesne au poste de ministre fédéral de l'Intérieur, et un autre unilingue Daniel Ducarme à celui de ministre-président de la région de Bruxelles-Capitale, deux postes où le bilinguisme français-néerlandais était pourtant clairement indispensable. Et si Ducarme a dû se démettre de ses fonctions, ce n'est pas en raison de son incompétence linguistique mais parce que sa fraude fiscale pluriannuelle a été publiquement révélée. Il est donc revenu député fédéral, avec de plantureux émoluments qui lui permettront de s'acquitter de sa dette envers l'Etat, dette qui aurait d'ailleurs été réduite par la grâce du ministre des Finances, Didier Reynders, président du... Mouvement Réformateur ! Même si de telles réductions peuvent être accordées à tout citoyens (cf. La Libre Belgique du 12/12/2005), one ne peut s'empêcher de penser que les mandataires politiques devraient montrer l'exemple, et disparaître de la vie politique s'ils n'en sont pas capables. Ceci dit, les accusations de népotisme, voire de conflit d'intérêts, portées par La Tribune de Bruxelles contre Faouzia Hariche devront faire l'objet d'une enquête ad hoc, mais quand le Parti Socialiste de Philippe Moureaux considère comme allant de soi de conserver en place un secrétaire d'Etat menteur, délinquant et négationniste, on le voit mal sanctionner une échevine pour de telles peccadilles... A ce jour, il faut d'ailleurs constater qu'aucune voix ne s'est élevée à ce jour au PS pour exiger le départ d'Emir Kir, qui reconnaît implicitement être un menteur, un délinquant et un négationniste puisqu'il n'a toujours par interjeté appel du jugement qui l'avait débouté à ce sujet.]
Freddy Thielemans a été hospitalisé
Le bourgmestre de la Ville de Bruxelles, Freddy Thielemans (PS), est temporairement au repos à la suite d'une intervention chirurgicale. Il a subi, avec succès, une petite intervention et profitera des vacances de Noël pour poursuivre sa convalescence. En son absence, c'est l'échevine de la Jeunesse et de l'Instruction publique, Faouzia Hariche, qui fait fonction de bourgmestre, officiellement jusqu'au 15 janvier.
http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=1083&art_id=258461
Thielemans temporairement indisponible
(Belga) Mis en ligne le 21/12/2005
LE BOURGMESTRE DE LA VILLE DE BRUXELLES, Freddy Thielemans (PS), est temporairement au repos à la suite d'une intervention chirurgicale. Selon son chef de cabinet, Philippe Close, interrogé mardi soir, il s'agit d'une petite intervention qui s'est déroulée avec succès vendredi dernier. D'après lui, Freddy Thielemans, est sur le point de rentrer chez lui et tirera profit de la période des vacances de Noël pour poursuivre sa convalescence à domicile, sans équipement médical particulier.
En son absence, c'est l'échevine de la Jeunesse et de l'Instruction publique, Faouzia Hariche, qui fait fonction de bourgmestre, officiellement jusqu'au 15 janvier, ce qui n'empêchera pas Freddy Thielemans d'intervenir si un dossier particulier le nécessite, en cette période de l'année réputée plus calme.
http://www.dhnet.be/dhjournal/archives_det.phtml?id=549810
La Dernière Heure 22/12/2005
Faouzia Hariche, bourgmestre
Freddy Thielemans en convalescence, l'échevine d'origine algérienne le remplacera jusqu'au 15 janvier
BRUXELLES Pendant un mois, ce sera Madame la bourgmestre! Le petit bout de femme qu'est l'échevine de la Jeunesse et de l'instruction publique Faouzia Hariche (PS) va remplacer pour un mois Freddy Thielemans (PS). Suite à une petite intervention chirurgicale, le bourgmestre de la Ville de Bruxelles doit, en effet, déléguer ses fonctions du 15 décembre au 15 janvier.
Contrairement à ce que l'on aurait pu supposer, ce n'est pas le Premier échevin, en l'occurrence Henri Simons (Écolo), qui le remplace mais bien un membre du groupe socialiste. C'est l'accord de majorité qui veut cela.
C'est donc une femme d'origine algérienne qui sera bourgmestre déléguée du 15 décembre au 15 janvier. La Ville de Bruxelles sera dirigée par une allochtone pendant une période d'un mois! Même si cela est déjà arrivé à plusieurs reprises pour des périodes de trois ou quatre jours lors des rares absences de Freddy Thielemans, c'est un fait qui mérite d'être souligné.
Au PS, pas des ramasse-voix
«Je suis honorée par la confiance que m'accorde cette figure emblématique socialiste qu'est notre bourgmestre, explique l'échevine. C'est la confirmation de la position claire du parti socialiste qui est le premier groupe ayant ouvert ses listes à des candidats d'origine extra-européenne.»
Certains de ses candidats ramasse-voix, comme certains les appellent, ont depuis lors fait du chemin. «D'autres groupes ont emboîté le pas au PS en incorporant des allochtones sur leurs listes dans un but stratégique , poursuit Faouzia Hariche. Mais c'est principalement chez les socialistes que nous avons eu accès à des postes exécutifs. Mais, il est clair que j'espère avoir été choisie pour mes compétences et non pour mes origines.»
Quoiqu'on en pense, cette nomination est un symbole positif pour les nombreux ressortissants d'origine étrangère. «C'est un signe d'espoir pour lutter contre le fatalisme, nous confie la bourgmestre. Les jeunes allochtones sont trop souvent pointés du doigt. Il faut leur montrer que tout est possible!»
Mateusz Kukulka
http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=1083&art_id=258705
Bourgmestre f.f. en ligne de mire
(D'après Belga) Mis en ligne le 22/12/2005
En l'absence du bourgmestre Freddy Thielemans (PS), indisponible jusqu'à début janvier en raison d'une «petite intervention» chirurgicale (LLB 21/12) l'échevine socialiste de la Jeunesse et de l'Instruction publique, Faouzia Hariche, assume temporairement la fonction de bourgmestre.
Mais, après Marie-Paule Quix (Spirit), les sections bruxelloises du VLD et de la N-VA pointent du doigt sa méconnaissance du néerlandais. Le VLD y perçoit une rupture avec une «très longue tradition de mandataires bilingues» à ce poste. La N-VA a annoncé qu'elle déposerait plainte à la Commission permanente de contrôle linguistique contre la désignation de l'échevine comme bourgmestre faisant fonction. De fait, selon la N-VA, la législation linguistique impose l'usage de la langue des habitants pour tous les services communaux en contact avec eux.
http://www.dhnet.be/dhjournal/archives_det.phtml?id=549805
La Dernière Heure 22/12/2005
Polémique linguistique
BRUXELLES Ce mercredi, Marie-Paule Quix (Spirit), les sections bruxelloises du VLD et de la N-VA ont protesté contre la méconnaissance du néerlandais de Faouzia Hariche. Le VLD y voit une rupture avec une «très longue tradition de mandataires bilingues» à ce poste et la N-VA annonçant qu'elle déposerait plainte auprès de la Commission permanente de Contrôle linguistique contre cette désignation «contraire à la législation linguistique». Pour Philippe Close, le chef de cabinet du bourgmestre, «cette polémique cache mal son objectif réel. Faouzia Hariche a déjà rempli cette fonction à sept ou huit reprises, sans que personne n'ait trouvé à y redire. On peut se demander si ce n'est pas son patronyme qui pose problème à certains. Surtout qu'ils ne s'insurgent pas contre d'autres élus qui ont aussi des connaissances lacunaires du néerlandais.»
M.K.
Haro sur Hariche
Alors que le bourgmestre de Bruxelles-Ville se remet d'une hospitalisation
lourde, qui s'est déroulée avec succès vendredi dernier,
c'est un peu "en stoumelinks" qu'on a appris qu'il avait pris, par note de
service intérieure, la décision, sans concertation avec le
Collège, de désigner l'échevine Faouzia Hariche comme
bourgmestre déléguée pour ses compétences, (avec
entre autres la Police, les Finances et la signature). Cette décision
a surpris beaucoup de monde : Freddy Thielemans, parfait multilingue, roué
aux usages du protocole et apprécié de tous pour sa bonhomie,
est-il devenu l'otage des dissensions vives au sein de la section du PS
bruxellois ?
Décision personnelle
L'accord de majorité prévoyait en effet que si l'Ecolo Henri
Simons, premier échevin, préside l'Assemblée et le
Collège en l'absence du bourgmestre, c'est au PS que revient le rôle
de bourgmestre délégué, dans le respect de l'ordre de
préséance, précise l'accord. Ce qui s'est
vérifié dans les faits avec Carine Vyghen, jusque fin 2002.
A la suite de rapports plutôt tendus entre les deux édiles
socialistes, ce fut Jean-Baptiste De Crée, autre échevin socialiste
et également parfait bilingue, qui assura cette fonction, pour de
courtes périodes de vacances.
Unilingue et 7e échevine
Mais depuis 2005, les cartes semblent avoir été à nouveau
redistribuées au profit de Mme Hariche qui a remplacé ci et
là le maïeur à l'occasion de missions courtes et ponctuelles
à l'étranger. Or, dans le cas présent, le bourgmestre
sera au minimum absent trois à quatre semaines et Faouzia Hariche,
qui n'est que 7e dans l'ordre de préséance, ne pipe pas un
mot de néerlandais
Cette situation de fait semble tout à
fait inacceptable pour les flamands de Bruxelles, même parmi les
modérés que sont Jos Chabert, vice-Président du Parlement
bruxellois et Guy Vanhengel, ministre du Budget et des Finances. Avoir comme
bourgmestre de la capitale (et de la plus importante commune du pays) une
personne qui ne parle pas la langue de la majorité des Belges est
pour eux un dangereux précédent. Côté francophone,
le chef de file de l'opposition, Jacques Simonet, tout en rappelant l'autonomie
communale en la matière, trouve que cet unilinguisme est plutôt
malvenu et délicat dans la fonction représentative qu'elle
est amenée à exercer.
Compétence remise en cause
Quant à la gestion de Madame Hariche, et plus particulièrement
des matières telles que l'enseignement communal (le plus important
budget du pays) et de la jeunesse dont elle a la charge, plusieurs voix,
toutes tendances politiques confondues, mettent en cause son action, ses
méthodes de travail et sa capacité à mener à
bien ses dossiers. Ainsi, l'enseignement de la ville, qui jouissait d'une
réputation de qualité (Catteau, Dachsbek et Jacqmain en sont
de beaux exemples), a tendance à connaître, depuis l'arrivée
de Madame Hariche, un fameux nivellement par le bas, que plusieurs institutions
scolaires ont récemment stigmatisé. Il en va de même
pour les asbl liées à la jeunesse où la transparence
fait totalement défaut pour plusieurs d'entre elles : comptes non
déposés à la Banque nationale depuis plusieurs exercices,
absence de contrôle, réunions et mandataires non
convoqués
Népotisme
Plus marquant est le fait que le propre mari de Faouzia Hariche (Mohamed
Laghmiche) ait été nommé par elle au poste de directeur
de l'asbl Jeunesse à Bruxelles (asbl qu'elle préside par
ailleurs
) : il s'agit donc là d'un acte de népotisme
pur et simple. Cette asbl, financée en partie par l'ONE et la COCOF,
a soudainement vu son enveloppe "Ville de Bruxelles" gonfler pour arriver
à un montant important (117000), malgré cette absence
totale de contrôle sur l'affectation des fonds. Or, c'est cette même
asbl qui rémunère les personnes chargées de l'examen
et de la coordination de ces projets de cohésion sociale
La
désignation de Faouzia Hariche peut sembler symbolique mais est
plutôt un signe politique pas si innocent que cela dont on risque fort
de reparler.
http://www.regions.be/sites_sat/regions/Bruxelles/page_5922_397112.shtml
Le Soir jeudi 22 décembre 2005
Ville de Bruxelles Le bourgmestre sorti de l'hôpital
Avis de tempête au Parti socialiste
En l'absence de Freddy Thielemans, des clans opposés se font la guerre. Et la bourgmestre déléguée est contestée.
OLIVIER MOUTON
Freddy Thielemans, bourgmestre PS de la ville de Bruxelles, a quitté
jeudi l'hôpital où il avait subi une intervention chirurgicale,
la semaine dernière. « Il est en bonne santé et il
récupère bien » , se félicite son entourage
politique. Sa convalescence devrait durer un petit mois mais, dit-on,
« il tourne déjà en rond et songe à revenir
». Même si le mal est sérieux.
En ses absences à répétition, Faouzia Hariche, échevine de l'Instruction publique et de la Jeunesse, occupe la fonction de bourgmestre déléguée. Un choix contesté. Par le MR et les partis flamands, qui dénoncent son manque de connaissance du néerlandais (voir ci-dessous). Mais aussi par une partie des échevins socialistes, sur fond de guerre intestine - de succession, déjà ? - dans la section locale. Deux camps retranchés s'opposent. Hors des micros, les noms d'oiseaux pleuvent. « En dehors des collèges et des conseils communaux, nous ne nous voyons plus, nous ne nous parlons plus », affirme un des protagonistes. Un déchirement interne dont le PS se passerait bien.
L'affaire n'est pas neuve. Mais elle prend une acuité supplémentaire en cette période de vacance de pouvoir. Deux rives se font face. D'un côté, le « clan » de Freddy Thielemans composé de la bourgmestre déléguée, mais surtout de deux hommes forts : Yvan Mayeur, président du CPAS, et Philippe Close, chef de cabinet du bourgmestre. De l'autre, les déçus de la politique actuelle : Carine Vyghen, échevine du Personnel et des Affaires sociales et Jean-Baptiste De Cree, échevin de l'Etat civil.
La discorde actuelle s'enracine d'abord dans un rapport de pouvoir. Un accord écrit aurait été signé lors de la formation de la majorité, en 2000, selon le clan Vyghen, pour confier le poste de bourgmestre délégué en vertu de la liste de préséance. A savoir : Vyghen, De Cree et, en troisième lieu seulement, Hariche. « Il n'y a pas d'accord écrit », conteste-t-on dans le clan du bourgmestre. En 2002, des compétences ont été retirées à Carine Vyghen, qui ne l'a jamais avalé. L'ordre de préséance a été bousculé. Faouzia Hariche, dénichée par Mayeur, lui a été préférée. Et le PS vient d'accueillir des échevins venus en droite ligne d'Ecolo, dont Marie-Paule Mathias. Une concurrence féminine supplémentaire.
Le bras de fer s'est transformé en guerre de tranchées avec l'hospitalisation de Freddy Thielemans. Avec deux conceptions de la politique, reflétant la crise profonde que traverse le PS au niveau francophone. « Nous voulons une politique qui soit véritablement de gauche » , dit-on dans le clan Vyghen. « Les paillettes et Bruxelles-les-Bains, c'est bien, mais que fait-on pour rénover les écoles ou pour améliorer les voiries ? Nous devrions mener une politique de village et cesser de ne songer qu'aux grands enjeux. »
Une « politique clientéliste »
Du côté du bourgmestre, on rugit. En substance, durement : les deux échevins « aigris » ne prouvent rien dans l'action concrète et mènent « une politique clientéliste », celle-là même à laquelle le président Elio Di Rupo souhaite mettre un terme. Quant à la prétendue politique « des paillettes », Yvan Mayeur y va franco : « Nous sommes en train de plancher sur notre programme pour les communales. Je suis personnellement convaincu que la politique culturelle et festive a toute sa place à Bruxelles et qu'elle peut être génératrice d'emplois. » Quant aux critiques sur l'absence des quartiers, elle est sans fondement, dit-il. « Mon CPAS est le seul dans la Région à construire une nouvelle maison de repos et de soins. Et c'est à Neder-over-Heembeek ! »
Cela risque de finir « très mal », concède-t-on de part et d'autre. Le 9 janvier, les candidatures doivent être rentrées en interne pour le scrutin d'octobre 2006. Un moment clé. L'assemblée générale de la section locale devra trancher. Si les vagues sont trop hautes, ou qu'une dissidence se profile, l'histoire risque de remonter plus haut. Au parti. La capitale du pays est un enjeu de taille où la première formation francophone ne peut se permettre une situation « à la wallonne ».
http://www.lesoir.be/sites_sat/regions/Bruxelles/page_5922_397113.shtml
Le Soir jeudi 22 décembre 2005, 02:00
Moureaux se lève pour défendre Faouzia Hariche
Olivier Mouton
« Je prends cela comme une marque de confiance et une reconnaissance de mes compétences. » Faouzia Hariche, bourgmestre déléguée de la Ville de Bruxelles, se délecte de cette fonction temporaire. « C'est un signe positif pour les Bruxellois d'origine étrangère » , dit-elle. Tout en précisant : elle est en contact permanent avec le bourgmestre et elle espère qu'il reviendra très vite.
Pourtant, on ne la ménage pas. Des élus flamands de tous bords - SP.A Spirit, VLD et N.VA - dénoncent sa méconnaissance du néerlandais. Le MR a embrayé, suscitant d'ailleurs une réaction courroucée du partenaire FDF. « La liberté linguistique, consacrée par la Constitution, vaut tout autant pour les mandataires politiques que pour les citoyens », s'exclame son président, Olivier Maingain. Philippe Moureaux, président de la section bruxelloise du PS, s'est senti le besoin de venir au secours de la bourgmestre temporaire. « Cette désignation est strictement conforme à la loi », clame-t-il en évoquant le syndrome des Fourons. Et en fustigeant le MR qui « montre son vrai visage lorsqu'il faut dépasser les slogans pour entrer dans le réel » .
Faouzia Hariche, pour sa part, relativise. « C'est drôle, d'autant que j'ai déjà été plusieurs fois bourgmestre déléguée depuis un an et demi. Cela cache autre chose. » Elle ne nie toutefois pas l'opportunité de connaître le néerlandais. « J'en ai une connaissance passive et cela n'a jamais posé problème. Ce n'est pas un acte politique. Si j'avais le temps, j'apprendrais. »
http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=1083&art_id=258937
Bruxelles-Ville
Grosse polémique autour d'un petit intérim
La Libre Belgique Mis en ligne le 23/12/2005
Avalanche de communiqués contradictoires autour de la bourgmestre f.f.
Elle s'en souviendra, Faouzia Hariche (PS), du petit intérim qu'elle assure vu l'indisponibilité du bourgmestre de Bruxelles-Ville, Freddy Thielemans (PS). Pour rappel, l'échevine de l'Instruction et de la Jeunesse remplace le maïeur jusqu'à mi-janvier, à la suite d'une «petite intervention chirurgicale». Qui, dixit le cabinet Thielemans, s'est déroulée avec succès vendredi dernier. Or ce remplacement suscite une polémique.
Elle a été lancée par les partis flamands Spirit, VLD, N-VA, qui ont protesté contre sa méconnaissance du néerlandais. Le VLD y a vu une rupture avec une «très longue tradition de mandataires bilingues». Et la N-VA a annoncé le dépôt d'une plainte à la Commission permanente de contrôle linguistique contre la désignation de l'échevine, en raison de sa méconnaissance du néerlandais «contraire à la législation linguistique».
le chef de cabinet du bourgmestre, Philippe Close, a estimé que cette accusation cache mal son but réel. Il a rappelé que «Mme Hariche a déjà été amenée à remplir cette fonction à sept ou huit reprises sans que personne n'y trouve à redire. On peut se demander si ce n'est pas son patronyme qui pose problème à certains». D'autant qu'ils ne se sont pas mobilisés outre mesure sur la connaissance lacunaire du néerlandais d'autres bourgmestres, a-t-il noté. En précisant que Mme Hariche dispose d'une connaissance certes passive du néerlandais, mais suffisante pour comprendre tous les actes administratifs qui lui étaient soumis.
Quant au président de la fédération bruxelloise du PS, Philippe Moureaux, il a souligné, lui, que cet intérim était «strictement conforme à la loi». Il a noté qu'il engendre des réactions négatives «nourries dans le sérail flamingant et/ou raciste». Et il a, surtout déploré que Jacques Simonet vole «au secours des thèses flamingantes en matière linguistique». Le député-bourgmestre MR d'Anderlecht avait jugé que le fait que Mme Hariche n'est pas bilingue est plutôt délicat et malvenu dans sa fonction de représentativité. «Une fois encore, le MR qui prétend défendre les francophones, montre son vrai visage lorsqu'il faut dépasser les slogans pour entrer dans le réel», a tonné M. Moureaux.
D'ailleurs, l'avis de M. Simonet a été contesté au sein même du MR. Olivier Maingain, le président du FDF, a rappelé qu' «il ne peut être exigé que la connaissance d'une langue soit une condition d'exercice d'un mandat politique. Ce serait une atteinte au respect du suffrage universel et au choix des électeurs». Quant au député-bourgmestre FDF d'Auderghem, Didier Gosuin, il a écrit à Mme Hariche pour la féliciter, la soutenir et déplorer la polémique sur son bilinguisme.
P.Sa. (avec Belga)
http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=1083&art_id=259160
Majorité régionale divisée sur
le cas Faouzia Hariche
(P.Sa.) (avec Belga)
La Libre Belgique Mis en ligne le 24/12/2005
LA POLÉMIQUE SUR L'INTERIM DU BOURGMESTRE PS de Bruxelles-Ville, Freddy Thielemans, assuré par l'échevine PS Faouzia Hariche (LLB 22/12), a gonflé, vendredi, entre les partis de la majorité régionale. Avec des avis néerlandophones et francophones diamétralement opposés. Le Premier échevin de Bruxelles-Ville, Henri Simons (Ecolo) a assuré que Mme Hariche joue son rôle sans problème et a rappelé qu'il n'y a pas de conditions linguistiques pour détenir ce mandat. Rejoignant Philippe Moureaux, le président du PS bruxellois, M.Simons a estimé que «les extrémistes flamands (...) veulent pousser les politiques en ce sens» et que l'attitude du MR, allant selon lui dans le même sens, est «incompréhensible et politicienne».
Du côté néerlandophone, la secrétaire d'Etat régionale Brigitte Grouwels (CD&V) a jugé «inconcevable que quelqu'un qui ne parle pas un mot de néerlandais devienne bourgmestre intérimaire de (...) la capitale bilingue constitutionnelle». Elle a trouvé «choquants» les propos de M. Moureaux, qui évoquait le racisme de certaines positions flamandes: elle y a vu «une tentative scandaleuse pour opposer la population allochtone aux Flamands».
Quant au ministre régional Guy Vanhengel (VLD), il a piqué une fameuse colère, annonçant que les ministres flamands du gouvernement bruxellois réfléchiront après le passage à l'an neuf à la façon de réagir aux «ergoteries communautaires des francophones». Il a déploré que, lorsque les néerlandophones dénoncent le manque de politesse élémentaire envers leur communauté, «les collègues francophones vous pointent comme un étron avec le Vlaams Belang ». Il a démenti que l'origine ethnique de Mme Hariche soit en cause, rappelant qu'en 2000, les Flamands avaient déjà protesté contre la désignation temporaire d'Olivier Maingain (FDF).
Faouzia Hariche fait parler d'elle |
Henri Simons (Écolo) et Guy Vanhengel (VLD) réagissent
BRUXELLES Le Premier échevin de la Ville de Bruxelles, Henri Simons (Écolo) a tenu à apporter publiquement son soutien, vendredi, à la bourgmestre faisant fonction de la Ville de Bruxelles Faouzia Hariche (PS), désignée par Freddy Thielemans, pour le suppléer pendant quelques semaines de convalescence après une «petite intervention chirurgicale», selon son chef de cabinet.
Cette désignation avait fait l'objet de réactions de désapprobation notamment parmi les formations néerlandophones et au sein de l'aile libérale du MR où l'on invoquait ses connaissances lacunaires de la seconde langue. Pour Henri Simons, Faouzia Hariche remplit son travail sans qu'un problème se pose.
Comme d'autres, le Premier échevin a rappelé qu'il n'y avait pas de condition linguistique pour exercer un mandat bruxellois. Pour Henri Simons, la liberté de choix de l'électeur doit être totale. L'attitude du MR, allant dans le sens des revendications flamandes les plus extrêmes, est «incompréhensible et purement politicienne».
Quant aux ministres flamands du gouvernement bruxellois, ils réfléchiront après le passage à l'an neuf à la manière dont ils peuvent réagir aux «ergoteries communautaires des francophones» en rapport avec la méconnaissance linguistique de Faouzia Hariche, a affirmé vendredi le ministre bruxellois flamand Guy Vanhengel (VLD). Dès l'instant où on essaie de faire une remarque sur le manque d'élémentaire politesse à l'égard de la Communauté néerlandophone, «les collègues francophones vous pointent comme un étron avec le Vlaams Belang, ce qui témoigne d'un manque de respect», a commenté le ministre VLD qui préside l'exécutif de la Commission Communautaire flamande de Bruxelles.
D'après Guy Vanhengel, le président de la Fédération bruxelloise du PS, Philippe Moureaux, donne l'impression que les partis flamands sont opposés à la désignation de Faouzia Hariche parce qu'elle est d'origine étrangère alors que cela n'a rien à voir. Dans un communiqué, le ministre bruxellois flamand a rappelé qu'en 2000, ceux-ci avaient protesté contre la désignation temporaire d'Olivier Maingain, au moment où François-Xavier de Donnea est devenu ministre-président de la Région-capitale, ce qui a mis un terme à cette expérience.
Guy Vanhengel a ajouté que l '«ergoterie francophone» à l'égard des néerlandophones ne datait pas d'aujourd'hui.
| 'Marre de l'ergoterie des Francophones' | ||
| RTL Infos 24-12-2005 11:16 | ||
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Ville de Bruxelles
Ecolo dénonce les critiques de certains PS
Scène de ménage au sein de la majorité
OLIVIER MOUTON
Le Soir vendredi 23 décembre 2005, 02:00
Nous démentons formellement ! » Au cabinet du bourgmestre de la Ville de Bruxelles, Freddy Thielemans, on n'a pas apprécié, mais alors pas du tout, le grand déballage du linge sale socialiste dans Le Soir de vendredi. Point de départ : la désignation comme bourgmestre déléguée de Faouzia Hariche, échevine chargée de l'instruction publique et de la jeunesse. Une décision critiquée par les partis flamands et par le MR en raison de sa méconnaissance du néerlandais. Ce n'est pas tout.
Au sein du PS, on grince des dents. Carine Vyghen, échevine des affaires sociales, et Jean Baptiste De Crée (état civil) estiment que le bourgmestre bafoue, ce faisant, un accord de majorité signé en 2000 leur accordant la préséance, dans ce cas.
Le document, signé par les partenaires de la majorité le 14 octobre 2000, est en notre possession. Il prévoyait dans un premier temps de façon explicite que « les fonctions de bourgmestre seront assurées conformément à l'art. 14 de la loi communale par la première échevine socialiste Carine Vyghen et, si cette dernière est elle-même absente ou empêchée, par le deuxième échevin socialiste, Jean Baptiste De Crée ». Mais le texte a été retouché à la main pour corriger : « dans l'ordre de préséance ». Une annexe du 23 octobre 2000 précise cet ordre, tous partis confondus : Vyghen est 2e, De Crée 5e et Hariche 8e. Mais, précisait-on dans les rangs de la majorité, cet ordre peut être bouleversé par le bourgmestre. Et depuis 2000, bien de l'eau a coulé sous les ponts, Carine Vyghen et Jean Baptiste De Crée n'étant plus vraiment en odeur de sainteté.
Critiques « inacceptables »
En attendant, dans les rangs Ecolo, on n'apprécie pas les critiques émises par le « clan Vyghen ». En substance, celui-ci regrette que le collège mette le cap sur une politique privilégiant les « paillettes » et délaissant le social. Les échevins PS contestataires privilégieraient, eux, une « politique de village ». « A l'heure où certains tentent de déstabiliser le collège en parlant linguistique, il convient de mettre en avant l'inacceptable de ces critiques et le bilan social, culturel et d'emploi à la Ville », lance Henri Simons, premier échevin.
Celui-ci rappelle « qu'il n'y a pas de condition linguistique pour exercer un mandat bruxellois ». Haro sur les partis flamands, mais aussi sur les libéraux. « L'attitude du MR, allant dans le sens des revendications flamandes les plus extrêmes, est incompréhensible et purement politicienne. » Quant au bilan... La Ville, dit Simons, « mène une politique culturelle et festive qui crée de l'animation, soutient la création et crée de nombreux emplois ». Marie-Paule Mathias échevine PS (et ex-Ecolo) défend pour sa part son bilan en matière de rénovation des voiries, lui aussi critiqué par le clan Vyghen.Une certitude : si le PS dément, il semcependant qu'il devra trancher dans ses rangs.
Elus belges d'origine non-européenne
La participation politique des allochtones en Belgique
Suffrage Universel