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Elections musulmanes 2005

 

Exécutif des Musulmans en faillite, profs de religion linguistiquement incompétents...

http://www.dhnet.be/dhjournal/archives_det.phtml?id=353650

La Dernière Heure 07/05/2004

MUSULMANS

Bilan pour l'Exécutif après 5 années d'existence

L'Exécutif des musulmans de Belgique a tiré jeudi le bilan de ses cinq premières années de fonctionnement. Un bilan mitigé qui révèle des tensions internes à la communauté musulmane ainsi que la difficulté de l'Exécutif à asseoir sa représentativité au sein de la société belge. Le renouvellement d'un tiers de l'assemblée générale, prévu pour le 31 mai, est d'ailleurs remis en cause, faute d'accord sur les modalités de celui-ci. Autre dossier épineux, celui concernant les 450 professeurs de religion islamique, dont la reconnaissance conditionnée par un examen d'aptitude à la langue française fit grincer des dents. Par ailleurs, le financement de l'Exécutif pour l'année 2004 se fait attendre. "On nous a coupé le téléphone et nous devons nous battre avec nos créanciers. Nous attendions 45% de notre dotation pour le mois de février, mais nous n'avons encore rien reçu."

http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=90&art_id=165417

Cultes

L'Exécutif musulman en phase critique
Rachel Crivellaro

La Libre Belgique Mis en ligne le 06/05/2004
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Le mode renouvellement des membres de l'Exécutif suscite la controverse dans la communauté musulmane. L'Exécutif se plaint par ailleurs de retards dans son financement. Le président tire un bilan mitigé de 5 années chaotiques.

Après 5 années d'existence, l'Exécutif des Musulmans de Belgique tire un bilan de fonctionnement pour le moins mitigé. Un bilan qui indique surtout des tensions internes à la communauté musulmane ainsi que la difficulté de l'Exécutif à asseoir sa représentativité au sein de la société belge.

Initiée en 1998, la représentation légale des musulmans de Belgique a connu un parcours pour le moins chaotique. Du "screening" (étude de sécurité) de la Sûreté imposé par les autorités pour éviter que des radicaux ne s'installent dans l'Exécutif, aux blocages successifs dus aux dissensions internes et aux tergiversations d'ordre politique, la représentation des musulmans se trouve aujourd'hui confrontée à des problèmes de financement et à une impossibilité d'organiser le renouvellement de ses élus le 31 mai prochain. Les subsides pour le financement de l'Exécutif en 2004 se feraient en effet attendre. " On nous a coupé le téléphone et nous devons nous battre avec nos créanciers. Nous attendions 45 pc de notre dotation pour le mois de février mais nous n'avons encore rien reçu ", a déploré Mohamed Boulif, l'actuel président de l'Exécutif. L'autre gros souci du moment concerne l'organisation des élections censées renouveler un tiers de l'assemblée représentative. Le hic, selon Mohamed Boulif, est constitué par la volonté de l'Union des mosquées, soutenue par la ministre de la Justice Laurette Onkelinx, de procéder au renouvellement complet de celle-ci. Une volonté que ne comprend pas Mohamed Boulif, pour qui les modalités sont inscrites dans les statuts édictés en 1998. Pour les observateurs, un renouvellement général permettrait toutefois de faire table rase du passé et de repartir sur des bases neuves. Ainsi, le principe de la cooptation d'une partie des membres de l'assemblée ne fait plus l'unanimité. Certains estiment que ce système - pourtant censé corriger une mauvaise représentativité - a engendré nombre de dérives.

Légitimité

De son côté, le président de l'Union des mosquées de Bruxelles, Kissi Benjelloul, estime que c'est une Commission - composée des représentants des trois régions du pays - légitimée par la communauté musulmane qui doit se charger d'établir les modalités selon lesquelles se tiendront les élections qui renouvelleront l'entièreté de l'assemblée générale des musulmans de Belgique avant la fin de l'année. "L'assemblée en tant que telle n'existe plus et doit être renouvelée en entier". Il considère par ailleurs que l'actuel Exécutif ne dispose plus de la légitimité nécessaire pour assurer cette tâche. Ambiance donc. Ce qui est sûr c'est que, faute de consensus, la tenue de ces élections ne pourra raisonnablement être envisagée avant plusieurs mois.

Mohamed Boulif, estime toutefois que l'Exécutif a fait ce qu'il a pu pour tenter de faire avancer des dossiers importants pour la communauté musulmane. " Dès le début, nous nous sommes attelés à faire reconnaître nos lieux de cultes. Malheureusement la régionalisation de cette compétence a provoqué certaines lenteurs et nous devrons attendre la prochaine législature pour continuer à avancer dans ce domaine, du moins en Wallonie et à Bruxelles ". Autre dossier épineux, celui concernant les 450 professeurs de religion islamique. Leur reconnaissance, conditionnée depuis 2002 par la réussite d'un examen d'aptitude à la langue française, fait grincer des dents et accuse elle aussi de sérieux détours.

http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=90&art_id=165416

3 QUESTIONS À LAURETTE ONKELINX Ministre de la Justice (PS)
(R.C.)

La Libre Belgique Mis en ligne le 06/05/2004
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LAURETTE ONKELINX Ministre de la Justice (PS)

L'Exécutif des musulmans se plaint de ne pas recevoir les subsides nécessaires à son fonctionnement...

La procédure suit administrativement son cours. Le dossier est revenu de la Cour des comptes, il est parti au Trésor pour liquidation. Au passage, je signale que nous avons reçu des moyens supplémentaires, notamment pour les aumôniers. Par ailleurs, nous avons déjà prévu une somme pour le traitement et la pension des imams une fois qu'ils seront reconnus par les Régions.

L'Exécutif souhaite renouveler un tiers de son assemblée d'ici le 31 mai, mais dit que vous préfériez un renouvellement général...

La Constitution consacre la liberté de culte en Belgique et le ministre de la Justice n'a pas de droit d'ingérence dans cette matière. Je ne rentrerai donc pas dans la polémique actuelle. Je n'en plaide pas moins pour la paix des ménages et pour que l'on obtienne une concorde sur le processus électoral. Mais je constate que l'Exécutif lui-même est divisé là-dessus. Je rappelle quand même que plus personne ne plaide pour un système de cooptation. J'ai par ailleurs - à leur demande - reçu de nombreuses organisations musulmanes qui m'ont fait part d'une série de contestations, qu'elles soient d'ordre ethnique ou encore communautaire. Mais, procéder à la régionalisation de l'Exécutif signifie qu'il faudra faire de même pour les organes des autres cultes qui n'y sont pas très favorables. La régionalisation c'est possible, mais pas souhaitable. Ceci dit, je répète, c'est à l'Exécutif de s'organiser et à proposer des modalités électorales qui ne soulèvent plus de contestations a posteriori. En ce qui me concerne, je ne peux qu'acter les propositions et en vérifier la conformité juridique. Cela étant, je ne crois pas que l'on arrivera à organiser des élections d'ici le 31 mai, il faudra les reporter mais pas trop longtemps pour ne pas entretenir ce climat d'incertitude.

Toutes ces dissensions ne peuvent que desservir l'image de l'Exécutif, mais aussi celle de la communauté musulmane...

Je trouve dommage pour la communauté musulmane d'avoir mis ses différends sur la place publique. Ce n'est déjà pas facile avec la situation politique internationale actuelle alors qu'en plus chez nous le culte musulman - s'il est bel et bien reconnu - n'est toujours pas sur le même pied d'égalité que les autres. Dans certaines régions, les fabriques de mosquées ne sont toujours pas reconnues.

http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=90&art_id=165078

Enseignement

Nouveau délai pour les profs d'Islam
Monique Baus

La Libre Belgique Mis en ligne le 04/05/2004
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120 professeurs de religion islamique devaient prouver leur connaissance du français.60 participent à la dernière session, en cours. Même s'ils ratent, ils resteront en poste.

Les professeurs de religion islamique actuellement en poste dans les écoles de la Communauté française utilisent-ils l'arabe pour donner cours, faute de connaître suffisamment le français? La rumeur et la crainte d'un tel scénario avaient conduit le gouvernement de la Communauté française à voter, le 27 mars 2002, un décret accordant deux années aux professeurs non diplômés en Belgique pour prouver leur bonne connaissance de notre langue.

En tout, environ 450 enseignants remplissaient cette fonction à l'époque du décret, dont 120 ne disposaient pas d'un diplôme délivré en français. Pour eux, des cours de promotion sociale ont été mis sur pied pour préparer les sessions d'examen.

Un premier test a été organisé en 2003, débouchant sur 4 réussites (sur 20 inscrits). Un autre concours a eu lieu au début de cette année. Résultat: 10 réussites (sur 60 inscrits). "J'ai organisé une session supplémentaire", explique la ministre de l'Enseignement supérieur, Françoise Dupuis (PS). "Elle est en cours actuellement." Si l'on n'en connaîtra les résultats qu'en fin de semaine, on sait déjà que 60 professeurs seulement s'y sont inscrits.

Au début de l'année, le ministre-Président de la Communauté française, Hervé Hasquin (MR), s'était montré très ferme. Pas question pour ces enseignants comme quiconque d'autre d'enfreindre la loi, avait-il déclaré en substance. Autrement dit, ceux qui n'auraient pas répondu, dans les délais, à l'obligation de montrer qu'ils maîtrisent le français seraient exclus des classes.

Alors où en est-on? Même si les 60 personnes qui participent actuellement à la dernière session passent le test haut la main (improbable, vu le taux d'échec très élevé des sessions précédentes), on n'atteindra pas les deux tiers de réussites.

Les règles changent

Seulement les règles du jeu vont changer. Un décret sera voté ce mercredi, en séance plénière du Parlement, prolongeant d'un an le délai accordé pour réussir l'examen en question. "C'est une proposition des trois groupes", précise-t-on au cabinet de la ministre Dupuis. "Concrètement, la priorité continuera à être accordée à ceux qui ont rempli toutes les obligations, mais ceux qui n'auront pas réussi l'examen pourront rester en poste à la rentrée, s'il y a pénurie." A une condition toutefois: s'être inscrit à cette dernière session. Les autres seront écartés.

Qu'est-ce qui explique ce nouveau délai qui tranche radicalement avec les propos fermes du ministre-Président quelques mois plus tôt? "C'est un scénario qui ne lèse pas les professeurs", répond la ministre Françoise Dupuis. Au cabinet du ministre de la Fonction publique, Christian Dupont (PS), on explique que "les conditions n'étaient pas faciles pour les candidats, les examens étaient vraiment difficiles. Il faut ré-expliquer le sens de la procédure. Car l'objectif n'est évidemment pas de se débarrasser d'une série de gens, mais bien de vérifier que tout le monde connaît bien le français."

http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=90&art_id=165076

L'origine du français en question
R.C.

La Libre Belgique Mis en ligne le 04/05/2004
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L'Executif des Musulmans a radiographié le niveau des diplômes des enseignants.

Certaines déclarations sur les aptitudes linguistiques des 450 professeurs de religion islamique dont certains auraient dispensé des cours en arabe ont fait réagir l'Executif des musulmans de Belgique (EMB). Ce dernier avait pris acte des dispositions transitoires pour permettre aux professeurs montrés du doigt de se mettre à niveau, mais il a aussi cherché à connaître l'état réel des connaissances de ces enseignants. Un travail de recherche mené à l'invitation du ministre-Président de la Communauté française, Hervé Hasquin, qui souhaitait également une évaluation plus transparente de la situation. Dans le rapport de l'EMB, envoyé à différents ministres de la Communauté française, il apparaît que la plupart des 120 enseignants "incriminés" sont en réalité détenteurs d'un diplôme, parfois de haut niveau. Certains titres ont été décrochés dans le Maghreb et d'autres en France. Ce qui, souligne Mohamed Boulif, président de l'EMB, tend à démontrer à tout le moins un minimum de connaissance du français. "Ce qui pose problème, c'est que l'aspect linguistique de ces diplômes décrochés dans des pays où le français est en vigueur n'est pas pris en compte." Cela étant, on le sait, la Communauté française a organisé des sessions d'examen approfondi pour pouvoir réévaluer le niveau de français des enseignants, mais force est de constater que l'on ne se bousculait pas au portillon (cf. ci-dessus). "C'est un problème d'amour-propre", commente Mohamed Boulif. "Certains sont diplômés de la Sorbonne et répugnent à devoir faire la preuve qu'ils parlent bien français." Le rapport mentionne toutefois quelques cas de difficultés à s'exprimer en français, essentiellement pour les enseignants originaires de pays où le français n'est pas forcément une seconde langue.

 


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