Abed ATTAR
Abed El-Rahman Attar, né le 12 février 1929,
journaliste (au Soir e.a.) d'origine libanaise, était candidat
aux communales à Bruxelles(-Ville) sur la liste FDF tant en 1976
qu'en 1982.
En 1976, il figurait en 20ème position (sur 49) sur la liste
et obtint 64 voix, soit le 43ème score en voix de
préférence, ce qui lui valut quand même de devenir
le 6ème suppléant. Le FDF obtint 21.441 voix et 15
sièges (1er parti). Il fut appelé à siéger
le 2 juillet 1982. Le conseil communal issu des élections du 10
octobre 1982 se mit en place en janvier 1983.
En 1982, il figurait en 45ème position (sur 47) sur la liste
et obtint 55 voix, soit le 35ème score en voix de
préférences. Le FDF obtint 10.914 voix et 9 sièges
(3ème parti).
Il n'a plus été candidat par la suite.
Pierre-Yves Lambert 28/11/03
Attar nous a quittés
Ceux qui ont connu Abed Attar quand il était
étudiant à l'ULB, ou qui l'ont eu comme assistant encadrant, entre 1978
et 1988, les exercices de presse écrite, se souviendront d'un
personnage haut en couleurs, d'une grande compétence (théorique et
pratique) et d'un dévouement inlassable. Né en Syrie, élevé au Liban;
il s'était adapté à la Belgique au point d'être un temps conseiller
communal FDF à Bruxelles. Accumulant les diplômes (chimie, agronomie,
enfin journalisme), il ne concevait pas le journalisme (qu'il exerça
essentiellement au Soir) sans un recours constant à une documentation
qu'il fallait entretenir avec patience et régularité. Il apporta
beaucoup à la section, dont il fut malheureusement écarté dans le cadre
des guerres picrocholines dont l'université, monde féodal par
excellence, a le secret. Atteint d'une grave, longue, douloureuse
maladie, il a rejoint sa famille au Caire où il est mort ce 28 janvier.
Souvenons-nous de lui, de sa disponibilité, de son humour et de sa
gentillesse...
Gabriel Thoveron
Abed Attar nous a quitté
Abdelrahmane
el-Attar nous a quitté. Il était né à Damas en 1929. On le surnommait
Abed. Il fut d'abord diplômé ingénieur chimiste, et docteur en sciences
agronomiques, puis licencié en journalisme et communication sociale de
l'ULB. Longtemps journaliste au "Soir", où il fit toute sa carrière
journalistique dès 1968, il avait longtemps couvert l'actualité de
l'Asie. Abed Attar fut aussi chargé de cours à la Faculté de
journalisme de notre université, de 1978 à 1988, où il enseigna les
"exercices de pratique professionnelle : collecte d'information -
journalisme imprimé" ; ceux qui l'ont eu comme professeur se
souviendront de son caractère bien trempé. Il s'est éteint au Caire, à
l'âge de 75 ans.
[ndlr : Abdelrahmane el-Attar
était le premier candidat d'origine non-européenne à figurer sur une
liste FDF pour les élections communales de 1976. Il siègera durant près
de 3 mois par le jeu de la 6e suppléance juste avant l'installation du
nouveau Conseil communal de Bruxelles. Plusieurs fois diplômé
universitaire de l'ULB et collaborateur au quotidien bruxellois Le
Soir, sa carrière politique n'a visiblement pas occupé une importante
partie de sa vie. Plusieurs témoins confirment d'ailleurs ce petit
passage en politique à la fin des années 70 qui fera finalement de lui
un pionnier en la matière. "Abed
Attar était sur les listes du FDF à la fin des années 70. C'était une
météorite car il n'est pas resté longtemps dans la vie politique.
A l'époque, André Lagasse menait la liste du parti en tant que
président d'agglomération et en mettant sur les listes M. Attar, le FDF
marquait déjà sa volonté d'ouvrir la porte aux gens d'autres cultures.
Pour le peu que je me rappelle car cela remonte assez loin, Abed était
quelqu'un d'une grande culture générale. Il avait surtout la fibre
francophone car il défendait la culture française", explique Jacques
Oberwoits (conseiller communal à Bruxelles - MR). Spécialiste du Moyen
Orient et de l'Asie, ce journaliste belge d'origine
syro-libanaise décèdera le 28 janvier 2005 en Egypte.]
Disparition - Il avait longtemps couvert l'Asie
Abed Attar, ex-collaborateur du « Soir », est décédé
Le Soir - Par Baudouin Loos - mardi 1er février 2005
Abdelrahmane el-Attar
n'est plus. Celui que tout le monde, au « Soir », surnommait simplement
« Abed » est décédé vendredi dernier au Caire, des suites d'une longue
maladie, à l'âge de 75 ans. Rien ne destinait Abed Attar
à embrasser le journalisme. Ce fils d'imam syrien né Damas passa son
adolescence au Liban où il flirta un court moment avec le panarabisme.
Mais, bien vite, la Belgique devient sa terre d'élection. Sur laquelle
il collectionne les diplômes : ingénieur chimiste et docteur en
sciences agronomiques à Gembloux (où il figura parmi les fondateurs de
la Maison internationale de la commune), puis licencié en journalisme
et communications sociales à l'ULB.
Abed restera d'ailleurs longtemps
à l'ULB, puisqu'il y devint assistant chargé du cours de la presse
écrite entre 1978 et 1988. Mais c'est au « Soir » qu'il fit toute sa
carrière journalistique, entamée comme stagiaire en 1968, poursuivie
trois ans comme correspondant au Proche-Orient avant de devenir, comme
indépendant, notre spécialiste de l'Asie jusqu'en 1994 (non sans aussi
être brièvement conseiller communal FDF en 1982,).
Abed venait à la rédaction, tous
les matins, pour pendant trois heures photocopier moult articles et
dépêches. Son appartement débordait d'ailleurs d'archives
poussiéreuses. L'homme était un caractère. Bourru. Un vrai faux
misanthrope dont le visage sévère s'éclairait d'un sourire coquin dès
qu'il glissait une de ces ironies dont il avait le secret.
Il passa l'essentiel de sa
retraite à se battre contre la maladie, tout en se consacrant au Coran
dont il critiquait les traductions en français. Quand il sentit la fin
arriver, il se décida à rejoindre sa famille au Caire, en terre
musulmane. Il aurait voulu une dernière fois se rendre à La Mecque.
A sa famille et à celle
qui l'aima pendant un demi-siècle, « Le Soir »
présente ses condoléances émues.·