www.suffrage-universel.be
La participation politique des allochtones en Belgique
Elus d'origine non-européenne en Belgique
Elections 2004

Aziz ALBISHARI

 


(site de campagne d'Ecolo-Ixelles, 2000)

20e Aziz ALBISHARI
Formateur au Centre Bruxellois d'Action Interculturelle, 35 ans.
Candidat d'ouverture
aalbishari@yahoo.fr

Apporter un point de vue, une analyse, une expérience, une pratique dans le domaine de la citoyenneté et de l'immigration dans une perspective de démarche interculturelle


http://www.elsene.be/site/fr/01officiel/conseilcommun/composition.php

Aziz Albishari (Ecolo)
Rue Veydt 66
Tél. : 02/539.28.51 (privé) - 02/280.70.50 (bureau)
Fax : 02/512.17.96
GSM 0479.82.65.72
E-mail : aalbishari@yahoo.fr


http://tounes.naros.info/article.php3?id_article=143

Les Arabes face à leur adversité

18 mars 2004, par Aziz Albishari

Nous devons absolument nous pencher sur la part de responsabilité que nous avons en tant qu’Arabes, musulmans dans les dérives hallucinantes que prennent les groupes salafistes, wahhabistes et autres jihadistes. Ils ont pu trop longtemps prendre en otage le discours sur l’islam, en comptant sur nos peurs, sur l’approbation tacite de la majorité silencieuse.

Oui, nous sommes responsables par notre peur de trahir une soi-disant Umma (alors que les musulmans passent leur temps à des querelles byzantines sur ce qui serait hallal ou haram, se jettent mutuellement l’anathème via des fetwa obscures) que nous mélangeons à une peur de trahir une prétendue cause Arabe. Prétendue car inoppérante, il faut bien le constater.

Et nos dirigeants, nos leaders communautaires (en émigration européenne) ont bien instrumentalisés ces peurs pour asseoir leur pouvoir, leur influence. Comment pouvons-nous nous regarder dans un miroir sans avoir honte de ne pas réagir avec assez de force, assez de courage face à ces prétendus "islamistes" qui nous tuent, qui massacrent des innocents sur tous les continents ? Votre article est un exemple de ce courage qu’il faudrait voir se généraliser. Aziz Albishari, Bruxelles. 


http://www.regions.be/Regions/Bruxelles/page_4769_250116.asp

Bruxelles Cultures orientales et homosexualités
Des genres venus d'ailleurs
01 septembre 2004 - Le Soir

Attention : tabou. Difficile, l'homosexualité, quand on est d'origine maghrébine ou turque. L'ASBL Merhaba propose trois rendez-vous pour en parler.

PIERRE VASSART

Voilà un genre d'événement qui bouscule les clichés. Dès jeudi, l'ASBL Merhaba (" Bienvenue ", en arabe) s'associe à " Genres d'à côté " pour fixer trois rendez-vous en trois semaines au public que préoccupe - ou qu'intrigue - la question des identités sexuelles dans la tradition musulmane.

" Genres d'à côté ", les cinéphiles bruxellois connaissent : depuis trois ans qu'elles existent, les avant-premières de films que propose cette association chaque premier jeudi du mois à l'Arenberg-Galeries connaissent un succès qui ne s'est jamais démenti. Merhaba, en revanche, jouit d'une notoriété beaucoup plus confidentielle.

Et pour cause ! Merhaba, comme l'affiche son site internet, constitue un lieu de rencontre qui s'occupe spécifiquement des gays, lesbiennes et bisexuelles d'origine maghrébine ou turque. Soit un public bien particulier, qui répond avec difficulté aux injonctions de la société occidentale à propos des identités prêtes-à-porter, analyse Aziz Albishari, cofondateur.

Et, pour ceux qui n'auraient pas compris, Luc Calis, plus connu sous son pseudo de " DJ-Luuuk ", renchérit. Faire son come-out, se définir comme gay ou lesbienne, cela s'inscrit dans le développement des valeurs individualistes en Occident. Un processus que n'ont pas connu les sociétés orientales, où priment encore les valeurs communautaires. Il faut tenir compte des difficultés de chacun...

D'où l'idée de créer Merhaba. D'où son développement rapide, par le biais notamment de l'organisation de soirées dansantes, ouvertes à tous, et qui permettent des rencontres décontractées. Histoire de ne rien brusquer. Ce qui est drôle, indique Luc Calis, c'est que, parmi les 250 personnes en moyenne qui assistent à ces soirées, on observe parfois un clivage entre néerlandophones et francophones qui s'ajoute aux cultures d'origine...

Hormis cette spécificité, toutefois, Merhaba aspire à être un lieu de rencontre où tout le monde sent qu'il est accepté, comme le précise encore son site web. A vérifier jeudi soir à l'Arenberg-Galeries, mais aussi le vendredi 10 pour une " Arab Funky Party " endiablée, ou le jeudi 16, lors d'un débat sur le thème " cultures orientales et homosexualités ", à la Maison Arc-en-ciel.

PROGRAMME

Jeudi 2 septembre : " Le soleil assassiné ", d'Abdelkrim Bahloul (Algérie), avec Charles Berling. (A 21 h 30.)

Vendredi 10 septembre : " Arab Funky Party ", au Palace (boulevard Anspach, 85, 1000 Bruxelles).

Jeudi 16 septembre : Gueulante (débat) " Cultures orientales et homosexualités ", Maison Arc-en-ciel, rue du Marché au Charbon, 42, 1000 Bruxelles. (A 20 h 30.)

Site internet : www.genres-d-a-cote.org , www.merhaba.be.


http://www.dhnet.be/dhjournal/archives_det.phtml?id=393029

La Dernière Heure 09/092004

IXELLES

L'échevin Vaes s'en va

Jean-François Vaes, 64 ans, échevin de l'Urbanisme, de l'Environnement et de la Mobilité, quitte le collège d'Ixelles après y être entré en 2000. Il avait annoncé son départ (pour raisons de santé, un accident cardio-vasculaire en mai dernier) il y a quelque semaines déjà à la locale Ecolo. Lundi soir, son remplaçant a été désigné. Il s'agit d'Aziz Albishari. Ce dernier devrait conserver les mêmes compétences.

Karim Fadoul


http://www.regions.be/Regions/page_4933_258316.asp

 

Aziz Albishari, nouvel échevin ixellois
28 septembre 2004 - Le Soir

 

Ce jeudi, Aziz Albishari cessera d'être ce citoyen s'occupant de la chose publique (alias un conseiller communal) pour ceindre l'écharpe scabinale. A la veille de ses quarante ans, il succédera en effet à Jean-François Vaes à la tête de l'échevinat ixellois de l'urbanisme, de l'environnement et de la mobilité.

VÉRONIQUE LAMQUIN

 Sur son bureau, entre autres dossiers, la politique de stationnement dans une commune saturée en voitures ou encore l'aménagement de la place Flagey. N'attendez toutefois pas de lui de grandes déclarations dans l'immédiat : Aziz Albishari se donne quatre mois pour apprendre son nouveau métier.

Après tout, voici quatre ans, il n'avait encore jamais tâté de la politique. C'est l'un de ses collègues, militant Ecolo, qui le convainc de franchir le pas. Ce qu'il fait lors du scrutin communal de 2000 ; vingtième sur la liste verte, il se hisse parmi les treize heureux élus d'Ecolo, grâce à ses voix de préférence.

Conseiller communal, il prend sa tâche fort à coeur. Certes, cette instance manque parfois de dynamisme, reconnaît-il. Mais cela reste le lieu du contrôle démocratique par excellence. Dans sa bouche, ce rôle prend une valeur particulière, car la démocratie n'est hélas pas un régime pratiqué partout, clame-t-il avec une conviction toute particulière. C'est qu'Aziz Albishari a du sang libyen dans les veines ; il a d'ailleurs passé plusieurs années de son enfance en Libye. La dernière fois que j'y suis allé, j'avais quatorze ans. A l'époque, Aziz et ses quatre frères et soeurs avaient deux pays : la Libye de leur papa et la Belgique de leur maman, originaire de Louvain. Lorsque la famille s'établit définitivement en territoire belge, elle opte d'abord pour la périphérie bruxelloise, puis pour Bruxelles, où les enfants sont scolarisés en français. De ce parcours mélangé, Aziz Albishari a gardé une solide connaissance des langues : rares sont sans doute les francophones maîtrisant, comme lui, le néerlandais dans son dialecte de Louvain. Ainsi qu'une mention sur sa carte d'identité : « Belge par option, d'origine libyenne ». Aujourd'hui encore, vingt ans après sa naturalisation, il

frémit encore à la simple lecture de cette formule administrative. Pour devenir belge, j'ai dû subir un examen d'intégration : on m'a par exemple demandé si je savais ce que c'étaient des tomates-crevettes ou si, chez moi, on mangeait avec des couverts !

Passionné d'histoire, Aziz Albishari a tenté une candi en la matière à l'ULB. N'accrochant pas au système universitaire, il se lance dans une succession de petits boulots puis entame une formation d'animateur au Centre bruxellois d'action interculturelle, avant d'y être engagé comme formateur. Une fonction qu'il occupera jusqu'à ce jeudi, avant de prendre un congé politique. Une nouvelle étape logique, finalement, pour ce petit-fils d'ouvrier qui a appris l'Internationale en flamand à l'âge de six ans. Clairement, mon engagement est à gauche... Mais je suis sûr qu'aujourd'hui, mon grand-père serait Ecolo. Cela m'a d'ailleurs été confirmé par ma grand-mère. Dès lors...

 

 


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