www.suffrage-universel.be - La participation politique des allochtones en Belgique - Candidats et élus d'origine non-européenne en Belgique

Fathiya ALAMI

2000 conseillère communale Ecolo à Uccle

2003 candidate Ecolo aux élections législatives, non élue

2006 candidate sur la liste CDH à Uccle, non réélue


(extrait du site de campagne d'Ecolo Uccle en 2000)

Fathya Alami 5ème candidate de la liste ECOLO

Fatiha Alami - 2000

Née au Maroc en 1964 et arrivée à Bruxelles en 1967, Uccle est, a été, et est ma commune d’accueil.
Uccle tient donc une place privilégiée dans mon parcours en Belgique.

Diplômée en communication des entreprises et graduée en marketing, je suis aujourd’hui maman d’une petite fille et gérante d’une société.
Fière d’être belge à part entière je souhaite à présent m’investir politiquement au sein du parti Ecolo.
Ma double identité culturelle me permettra sans aucun doute de participer avec intérêt aux différents thèmes qui touchent l’immigration dans notre pays :
• droit à l’emploi sans discrimination
• intégration des minorités dans la fonction publique.
• égalité des chances etc...

Ce sont là des sujets qui bien sûr m’interpellent directement et auxquels je souhaite apporter mes réflexions au sein du parti.
Ma candidature aux élections communales apporte cette pluralité si importante dans toute démocratie.
Je pense qu’il est primordial que les électeurs puissent se reconnaître au travers des candidats qui sont, de par leurs origines socioculturelles, parfois mieux à même de comprendre leurs besoins afin de faciliter leur intégration au sein de la société belge.
Je souhaite vivement représenter ces minorités au sein du parti Ecolo et encourager ainsi la participation citoyenne de ces groupes culturels dans notre commune.

51, rue de Nieuwenhove     ( 0476 84 74 88)


http://www.wafin.be/dossiers/elections/electionscom2006/alamif.phtml

Présentation de Fathiya ALAMI,
Candidate aux élections communales 2006 - Commune d'UCCLE
Parti: CDH

Wafin.be: Pourquoi vous êtes vous engagé en politique? (Si vous êtes déjà élu –e, répondez aussi à cette question : Quel est votre principale réalisation?

Fathiya ALAMI:Arrivée en Belgique à l'âge de 3 ans, Uccle a été ma commune d' accueil. Une commune que je n' ai jamais quittée. En 2000, j' ai souhaité m' investir politiquement au sein de ma commune. Ma candidature aux élections communales a apporté cette pluralité si importante dans toute démocratie. Je pense qu' il est primordial que les électeurs puissent se reconnaître au travers des candidats qui sont, de par leurs origines socioculturelles, souvent mieux à même de comprendre leurs besoins et de faciliter ainsi leur intégration au sein de la société.
Elue conseillère communale, j' ai "bataillé" 5 ans pour obtenir l' adhésion d' Uccle au cimetière muticonfessionnel situé à Evere. Cette adhésion permet aujourd'hui aux familles uccloises d' inhumer leurs défunts dans des parcelles musulmanes (7 défunts ucclois y sont déjà inhumés).
Si je suis élue, je poursuivrai mon combat pour une société juste et tolérante. Une société qui met l' accent sur les principes d' égalité et de solidarité.

Wafin.be: Qu'est ce qui a déterminé votre choix d'adhérer à ce parti?

Fathiya ALAMI:J'ai choisi de m' engager auprès du cdh pour les valeurs qu' il défend : tolérance, solidarité et justice. Les valeurs religieuses et les questions d' éthique trouvent une véritable place dans les préoccupations du cdh.

Wafin.be: Quels sont vos trois priorités politiques dans le cadre de cette campagne?

Fathiya ALAMI:Mes priorités politiques sont :

Wafin.be: L'enseignement est aussi une compétence communale. Si vous étiez désigné échevin de l'instruction publique, approuveriez-vous des règlements scolaires interdisant le port de signes religieux (dont le voile) à l'école?

Fathiya ALAMI: Concernant la question du voile, je pense qu' on ne peut interdire à des jeunes filles de vivre, comme elles l' entendent, leur foi ! Il faut rappeler que l' école est un lieu d' émancipation pour ces jeunes filles. Si on les renvoie chez elles en leur interdisant de porter le voile on bafoue les principes des droits de l' homme et d' égalité. Je pense qu' il faut en finir avec cette "guerre du voile". Les vrais problèmes sont ailleurs : la précarité, les problèmes d' intégration, de respect des cultures, de chômage...Ce n' est pas au voile qu' il faut s' attaquer mais à ces vrais problèmes de société. 

Mini CV :

Alami Fathiya
Formation d'attachée de presse et graduée en marketing
dirigeante d'entreprise.

Propos receuilli par l'équipe Wafin, Mise en ligne le Mardi 26 Septembre 2006.