www.suffrage-universel.be
La participation politique des allochtones en Belgique
Elus d'origine non-européenne en Belgique

 

Abdellah Achaoui


liste PRL-FDF aux élections communales de 2000 à Molenbeek

candidats

élu sortant

position sur la liste

voix de préférence

position en terme de voix

Schepmans Françoise

oui

1

3719

 

Baurain-Decant Liliane

oui

6

397

 

Medard Georges

oui

13

395

 

Pretlot Jean-Claude

oui

5

389

 

Bastenier Dominique (FDF)

oui

2

370

 

Heusghem Laurence

non

3

370

 

Leclercq Christian

(1er sup.)

11

362

 

Vande Maele Patricia

non

25

350

 

Spiegels Léon

oui

41

344

 

Vermeulen Pierre

oui

39

337

 

Egret Valérie (FDF)

oui

4

336

 

Bastin Dina

non

15

332

 

Achaoui Abdellah

non

28

309

 

Gijpers Jan (VLD)

non

16

276

 

Aux élections précédentes, en 1994, le PRL et le FDF s'étaient présentés séparément, obtenant respectivement 7 et 4 sièges (sur 39). Cette fois-ci, ils avaient uni leurs forces, intégrant sur la liste des candidats VLD, dont Jan Gijpers qui a été élu de justesse en décrochant le 14ème et dernier mandat (sur 41 sièges), laissant parmi les 17 non-élus de la liste 5 conseillers sortants (3 FDF sur 4, 1 VLD, 1 ex-Ecolo). Il est intéressant de noter que le nombre d'électeurs est passé en six ans de 33.893 à 37.092.

Sur les 4 candidats d'origine maghrébine de cette liste unifiée de la droite molenbeekoise, Abdellah Achaoui était le plus mal placé, en 28ème position, alors qu'un des 4, Mohammed Aïssaoui, figurait en ordre utile, à la 10ème place. A. Achaoui a cependant été le seul élu d'origne maghrébine de cette liste sur 14, alors qu'ils étaient 3 sur 5 sur la liste Ecolo et 8 sur 18 sur la Liste du Bourgmestre (PS-SP-PSC-CVP).


11 décembre 2003

En passant à Spirit (un parti issu de l'aile gauche de l'ex-Volksunie, associé au SP.A, le parti socialiste flamand), Abdellah Achaoui fait passer le nombre d'élus de partis flamands au conseil communal de Molenbeek à six, aux côtés de l'échevin SP.A Camiel Marivoet et des conseillers Fatima Belghiti (francophone d'origine marocaine, CD&V), Jan Gijpers (VLD), Serge Dhalluin (francophone issu du Front National, Vlaams Blok) et Pierre Aesaert (Vlaams Blok). (P.Y. Lambert)


Le Soir 12/12/2003 | 07 h 15

Un MR rejoint Spirit

Abdellah Achaoui, conseiller communal MR depuis 2000, quitte son parti pour rejoindre Spirit, le parti du ministre de la Mobilité Bert Anciaux, chez qui il travaille depuis août dernier. Selon Spirit, M. Achaoui déplore la politique d'intégration du MR, où l'idée d'une société multiculturelle est totalement absente. (B.)
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http://www.meerspirit.be/article.php?persberichten/2003/12/11/0

Marie-Paule Quix en Els Van Weert

MR-gemeenteraadslid Abdellah Achaoui engageert zich voor spirit
Donderdag 11 december 2003

Abdellah Achaoui, 38 jaar, sinds 2000 gemeenteraadslid voor MR in Molenbeek, stapt over naar spirit. Abdellah wordt actief binnen spirit met de motivatie dat spirit voor hem de partij is die echt werk wil maken van een interculturele samenleving, op de eerste plaats in het Brusselse en de andere steden. Een multiculturele stad als Brussel heeft nood aan mensen die op een open en verdraagzame manier de samenleving willen opbouwen, in respect voor ieders culturele eigenheid. Voor Abdellah mag de idee van een interculturele samenleving geen theorie blijven, maar moet er daadwerkelijk gewerkt worden aan de droom van een samenleving van betere en gelijke kansen voor iedereen. Hij miste bij de Brusselse MR de wil en de inzet voor een politiek van integratie. De idee van een interculturele samenleving is er totaal afwezig.

Abdellah ondertekent ten volle het sociale en progressieve programma van spirit en zet de stap ook omdat hij gelooft in de mensen die verantwoordelijkheid dragen in de partijtop.

Abdellah Achaoui is geboren in Tanger (Marokko), is gehuwd en heeft twee kinderen. Hij is economist van opleiding. Van oktober 1990 tot december 1998 werkte hij als financieel analyst voor het IT-bedrijf Unisys SA in Zaventem. Van januari 1999 tot juni 2003 was hij financieel en administratief directeur voor België-Luxemburg-Frankrijk-Groot-Brittanië bij het consultancy bedrijf Cybertech. Sinds augustus 2003 werkt hij voor federaal minister Bert Anciaux als adviseur op de cel Sociale Economie. Naast zijn moedertalen Arabisch en Berbers, spreekt hij vlot Nederlands, Frans en Engels. Het Nederlands is bovendien de eerste taal die hij in België leerde.

Marie-Paule Quix
Voorzitter spirit Brussel

Els Van Weert
Algemeen Voorzitter spirit


http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=90&art_id=146332

LA JOURNÉE

La Libre Belgique Mis en ligne le 17/12/2003
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Du MR à Spirit...

LA SAISON DES TRANSFERTS A DÉJÀ DÉBUTÉ en politique, dans le club MR en tout cas. Mardi, on apprenait que trois réformateurs ont décidé de quitter la fédération. Chacun pour des raisons et des cieux différents... Abdellah Achaoui, 38 ans, conseiller communal MR à Molenbeek depuis 2000, a ainsi décidé de rejoindre "Spirit", le mouvement de Bert Anciaux (ex-Volksunie) aujourd'hui arrimé au SP.A de Steve Stevaert. Les raisons de son transfert? Spirit, dit-il, est un parti ouvert qui s'engage vraiment pour une société multiculturelle, à Bruxelles et ses environs mais aussi dans les autres villes. Que reproche-t-il au MR? Que le parti soit favorable à une politique d'intégration sans militer vraiment pour une société multiculturelle. Abdellah Achaoui, économiste de formation, travaillait déjà depuis août 2003 au cabinet d'Anciaux, le ministre fédéral de la Mobilité dont on sait assez qu'il n'a pas que des amis au MR.

... ou à nulle part

Ah! Les plaisirs du grand écart... Pour un autre conseiller communal dans la région, Marcel Arku, d'Evere, ce serait plutôt l'inverse. Lui juge que le MR en a trop fait pour l'octroi du droit de vote aux étrangers. "Ceux qui refusent la nationalité belge, pourtant si facile à obtenir aujourd'hui, montrent leur désintérêt pour le pays qui les accueille", dénonce l'intéressé. Non mais c'est vrai sans blague. Il quitte donc le MR mais pas le conseil communal, où il siégera comme indépendant.

... ou "à l'essentiel"

Autre départ: celui de Fabienne Manandise. La présidente de "Jour après jour", association d'aide aux enfants cancéreux et à leurs parents, a décidé de mettre un terme à un an et demi de collaboration avec le MR, révélait mardi "La Dernière Heure". Bombardée -c'est elle qui le dit- "déléguée à l'enfance" du MR, en avril 2002, Mme Manandise déchante aujourd'hui. "C'est un titre sans réel contenu. Nous avons beaucoup travaillé, consulté, organisé des ateliers de réflexion... (...) J'ai rédigé des rapports, qui ont débouché sur... pas grand-chose." Et cette sentence -qui doit faire mal à Louis Michel: "Il n'y a rien à faire: le social, ce n'est pas la culture du MR." Suivent d'autres constats, sans aménité, de cette "personnalité issue de la société civile". A ses (ex) collègues du MR, Fabienne Manandise dit: "Descendez de votre piédestal. Il faut retourner à l'essentiel: aujourd'hui, le politique ne répond pas aux attentes des gens."


http://fr.groups.yahoo.com/group/suffrage-universel/message/1889

Suffrage Universel (liste de diffusion) 27 décembre 2003

MR: à force de faire le grand écart...

Le quotidien catholique conservateur flamand De Standaard annonçait le 8 décembre dernier le passage de 28 membres du MR d'Uccle au VLD, sur fond d'opposition interne à la position du parti sur le droit de vote des étrangers hors Union Européenne. Et le député régional bruxellois VLD Jean-Luc Vanraes d'annoncer avec jubilation d'autres adhésions en provenance du MR dans plusieurs sections bruxelloises du VLD, un parti pourtant quasi inexistant en termes de membres en région bruxelloise, où il ne compte que quelques élus communaux, un ministre régional et 2 députés régionaux, dont un ex-Spirit, Sven Gatz, élu en 1999 sur la liste commune VLD-Volksunie. Une nouvelle section VLD vient cependant de s'ouvrir à Saint-Josse, avec en guise de première manifestation publique une conférence où est invité le directeur flamand de la nouvelle école turco-flamande ou flamando-turque "Lucerna", émanation des asbl Prisma et Betiad, dans la mouvance de Fetullah Gülen, gourou de la confrérie turque des Nurcu en exil "volontaire" aux Etats-Unis (il en sera question plus amplement dans un prochain article sur minorites.org ).

Pour sa part, le président du MR, Antoine Duquesne, a déclaré lors d'un comité général du MR le 13/12/2003 à propos des opposants au droit de vote des non-Européens au sein de son parti que "Je ne suis pas ému par ceux qui m'écrivent qu'ils voteront pour l'extrême droite. Que ceux-là ne votent pas pour moi, tant mieux. Je suis un enfant de la guerre, je sais où conduisent les discours du rejet de l'autre." (Le Soir 15/12/2003). Louis Michel avait déjà menacé de quitter son parti il y a un mois s'il y avait un retour en arrière sur le soutien MR au droit de vote sans éligibilité et conditionné par un serment de respect à la constitution et aux lois du peuple belge et aux conventions internationales (etc.) pour les ressortissants d'états tiers, cf.
http://fr.groups.yahoo.com/group/suffrage-universel/message/1834

Mais ça ne grogne pas qu'à la droite du parti, certains en ont assez de devoir avaler depuis plus d'un an des couleuvres sur "islam=danger" de Daniel Ducarme (prédécesseur de Duquesne à la tête du MR), sur "intégration=échec"... du même Ducarme (qui avait copié sur Françoise Schepmans, ex-échevine MR-PRL à Molenbeek) et sur les velléités éradicatrices de foulard à l'école du ministre MR-PRL Hazette. Abdellah Achaoui, conseiller communal MR-PRL à Molenbeek a fait un pas de côté. Pour se retrouver côté flamand, comme les déçus ucclois du MR, mais à gauche. Interview exclusive par notre grand reporter Mehmet Koksal (koksal@visas.be).

Pierre-Yves Lambert
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interviews par Mehmet Koksal (koksal@visas.be)

" Le MR, c’est le parti méchant "

Vous venez de démissionner du MR. Depuis quand étiez-vous membre de ce parti ?

Approximativement, depuis avril-mail 2000.

Pourquoi cette démission et pourquoi maintenant ?

J’ai pris le temps d’analyser la chose de manière objective. Je me suis rendu compte que règne au sein de ce parti le manque total d’ambition multiculturelle, une absence de politique d’intégration. Le MR fait des constats mais n’a pas de politique d’intégration et joue avec le malaise social et économique du citoyen. J’étais en désaccord sur plusieurs points comme sur la question du droit de vote. On accorde mais sous conditions et en plus avec une charte où l’électeur doit jurer de respecter la Constitution et les lois. C’est absurde, comme si les autres ne devaient pas respecter les lois. J’étais aussi en désaccord avec le ministre Hazette sur la question du foulard et l’école des caïds. Avec une vision du libéralisme à outrance, le MR n’a pas de politique de prévention.

Comment qualifierez-vous la politique du MR ?

Ils appliquent une politique de circonstances. C’est-à-dire qu’en fonction des échéances électorales, le parti prend des positions uniquement dans le but de recueillir des voix. Il n’existe pas de vision politique stable comme dans les autres partis comme Spirit ou PS.

Les gens se demandent pourquoi avoir attendu aussi longtemps pour démissionner ?

Ecoutez, il existe 2 types de position possible. Soit on est réactionnel et on agit sur un coup de tête, soit on pratique une analyse objective des enjeux. J’appartiens à la deuxième catégorie. Pour se faire une vraie idée d’un parti, je pense qu’il faut siéger, assister à des réunions et confronter les idées. Après cette analyse, soit on arrête de faire de la politique, soit on décide de s’investir.

Vous venez de rejoindre Spirit, pourquoi ?

Tout d’abord, je n’avais pas besoin d’entrer en politique pour gagner ma vie. J’étais directeur administratif et financier dans le privé, actuellement je travaille au cabinet du ministre Bert Anciaux (Spirit). Le choix de Spirit ne m’a posé aucun problème car d’abord je suis un néerlandophone. De plus, la présence des partis néerlandophones à Bruxelles est d’une importance particulière pour le nord du pays. Je dois aussi constater une vision meilleure en terme d’ouverture aux enjeux multiculturels, comme les questions religieuses, dans des partis comme SP.A ou Spirit. Une meilleure visibilité est présente sans a priori et sans calcul. Pour moi, un homme politique doit d’abord se convaincre lui-même avec de convaincre les gens. Et sur ces sujets évoqués, le MR reste un parti coincé. Chez Spirit, je n’ai pas l’impression de jouer le rôle du marocain de service sur des listes.

Un rôle que vous avez pourtant joué pour les communales de 2000 sur la liste MR...

C’est vrai mais je crois que les gens ont voté ethniquement pour moi car à Molenbeek j’ai une certaine popularité. Ce qui veut dire que mes électeurs me suivront. J’étais joueur de football et j’ai mené un grand travail sur le plan social, sportif, associatif et culturel. La 2e et la 3e génération d’allochtones comprennent la politique de manière différente et je m’en réjouis. J’ai reçu beaucoup de mails de soutien me disant que j’avais fait le bon choix en démissionnant du MR. Vous savez, le MR c’est... le parti méchant sans perspective globale pour les habitants de Bruxelles.

Au Conseil communal de Molenbeek, allez-vous siéger dans les rangs de la majorité avec le SP.A ?

Non, je reste dans l’opposition pour l’instant en siégeant comme Spirit.

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interview par Mehmet Koksal d'Ahmed El Khanouss, acteur associatif à Molenbeek, membre du CDH (qui aurait dû figurer sur la liste Ecolo en 1988 et ainsi devenir le premier élu molenbeekois d'origine marocaine, candidature avortée car trop jeune de quelques jours par rapport aux conditions d'éligibilité de l'époque)

Bonjour. M. Achaoui vient de quitter le MR, cela vous étonne ?

C’est d’abord étonnant qu’il découvre soudainement que le MR n’a pas de politique d’intégration. Ecoutez, avant d’accepter de figurer sur une liste ou d’adhérer à un parti, il faudrait quand même connaître le programme du parti, non ? Mais je pense plutôt qu’il n’a pas trouvé ses marques dans ce parti. Une présence insignifiante au sein des structures, M. Achaoui n’a jamais eu un poids dans une discussion, mais c’est vrai qu’il a une certaine ouverture d’esprit.

Il dit qu’il faut vivre les choses de l’intérieur pour comprendre...

Je ne le pense pas. Il ne faut pas nécessairement entrer dans le parti pour comprendre comment cela fonctionne.

Pourquoi le choix d’un parti flamand comme Spirit d’après vous ?

D’abord parce qu’il travaille avec Fouad Ahidar au sein du cabinet de Bert Anciaux. De plus, en apparence, il existerait une plus grande ouverture pour les allochtones, mais cela reste encore à démontrer. C’est encore et toujours la politique des partis flamands pour Bruxelles : le maximum d’implantation. Et ils n’hésitent pas à récolter dans le milieu associatif avec des moyens considérables. Je me souviens que le VLD cherchait absolument un candidat d’origine marocaine lors des communales et on m’avait aussi proposé de rejoindre ce parti. Avec les copains, on a ri pendant une demi-journée sur ce sujet. Mais enfin, ils nous prennent pour quoi en tentant de recourir à des personnes refuges ?

Sur le plan local, Abdellah Achaoui va donc siéger dans l’opposition pour Spirit ?

Je ne sais pas, je vais justement assister au Conseil communal et je vous dis quoi par la suite. Théoriquement, s’il veut rester cohérent, il devrait céder son mandat mais je doute qu’il fasse cela. Soit il siège donc comme indépendant, soit il rejoint la majorité mais pas en tant que Spirit car le parti n’a pas présenté de liste lors des communales. En tout cas, cela permet au bourgmestre Moureaux de renforcer sa petite majorité et il en a bien besoin.


http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=90&art_id=147837

LA JOURNÉE

La Libre Belgique Mis en ligne le 31/12/2003

Le MR serait un parti...

AVEC LE ZÈLE ET, PEUT-ÊTRE, les outrances qui caractérisent assez naturellement tout (re) converti, Abdellah Achaoui, conseiller communal à Molenbeek, s'explique sur les raisons qui l'ont poussé à quitter le MR au profit d'un parti... flamand, Spirit. Il travaille, il est vrai, au cabinet du ministre Bert Anciaux, le leader de cette mini-formation issue de la VU et collée pour survivre au SP.A. Donc, le MR? Attention, vitriol, à lire sur le site http://users.skynet.be/suffrage-universel/be/achaoui.htm

"Je me suis rendu compte que règne au sein de ce parti un manque total d'ambition multiculturelle, une absence de politique d'intégration. Le MR fait des constats mais n'a pas de politique d'intégration et joue avec le malaise social et économique du citoyen", lance le transfuge, citant les conditions restrictives à l'octroi du droit de vote aux étrangers, les positions du ministre Hazette sur le foulard ou les "caïds". "Ils appliquent une politique de circonstance, poursuit leur ancien ami. C'est-à-dire qu'en fonction des échéances électorales, le parti prend des positions uniquement dans le but de recueillir des voix. Il n'existe pas de vision politique stable comme chez Spirit ou au PS".

... méchant

Achaoui ajoute, si ce n'était assez clair: "Chez Spirit, je n'ai pas l'impression de jouer le rôle du Marocain de service. Le MR c'est le parti méchant, sans perspective globale pour les habitants de Bruxelles".

On ajoutera évidemment, comme à peu près à chaque cas de transfuge, qu'il aurait pu laisser son mandat à disposition du parti sous l'étiquette duquel on l'a élu... Le néo-Spirit écarte l'objection, non sans considération pour lui-même: "Les gens ont voté ethniquement pour moi, car à Molenbeek, j'ai une certaine popularité. Ce qui veut dire que mes électeurs me suivront. J'étais joueur de football et j'ai mené un grand travail sur le plan social, sportif, associatif et culturel. La 2e et la 3e génération d'allochtones comprennent la politique de manière différente et je m'en réjouis. J'ai reçu beaucoup de mails de soutien".


http://www.regions.be/Regions/Wallonie/page_4776_181145.asp

Molenbeek

Transféré chez Spirit

Achaoui a quitté la maison MR

14 janvier 2004 - Le Soir

Abdellah Achaoui a rompu les ponts avec le MR.

FABRICE VOOGT

Le MR applique une politique en fonction des circonstances électorales. Après avoir été membre de ce parti pendant trois ans, je suis arrivé à la conclusion qu’il n’était pas prêt à mettre en évidence une véritable politique d’intégration. Ils font des constats, mais c’est tout.

Démissionnaire du MR voici quelques semaines, Abdellah Achaoui n’est pas tendre avec le parti au sein duquel il a fait ses premiers pas en politique. Fort de ses 309 voix aux communales d’octobre 2000, il avait été élu conseiller communal à Molenbeek sur la liste MR (opposition) menée par Françoise Schepmans. En désaccord avec la politique générale du parti, notamment sur le droit de vote des étrangers subordonné au respect d’une charte, plus qu’avec les représentants de la section de Molenbeek, Abdellah Achaoui a préféré remettre sa démission. J’ai beaucoup d’estime pour Françoise Schepmans, mais je fais de la politique avec un parti et pas seulement avec une personne.

De son côté, Françoise Schepmans semble bien se remettre du départ de celui qui figurait en vingt-huitième position sur la liste : Il ne laisse pas un grand vide. Il dit être déçu de la politique du MR, mais, à son échelle, il n’a rien fait pour l’infléchir. Je ne l’ai jamais vu prendre ses responsabilités, ni au conseil, où il n’était pas assidu, ni aux réunions du parti, pour valoriser les responsabilités qu’on lui avait confiées.

Plus que la démission d’Achaoui, c’est le transfert de cet ancien joueur de football du Racing Jet, puis entraîneur successif de l’Etoile marocaine et de l’Atlas, qui suscite la curiosité.

Depuis la fin de l’année, Abdellah Achaoui évolue en effet sous les couleurs de Spirit, associé au SP.A au conseil communal. Je suis néerlandophone, justifie cet économiste, attaché au cabinet du ministre Anciaux. J’ai compris que, si l’économie est importante, elle ne doit pas, seule, dicter la politique. Le PS s’inscrit aussi dans cette vision.

Précisément, à la veille des élections, l’intéressé aurait eu une " touche " avec les socialistes, sans obtenir ce qu’il attendait. La communauté maghrébine ne s’aide pas en faisant du shopping politique, conclut Françoise Schepmans. Certains " vendeurs " sont aussi passés maîtres dans l’art d’attirer le chaland, serait-on tenté d’ajouter. 



http://www.dhnet.be/dhjournal/archives_det.phtml?id=813569

La Dernière Heure 20/04/2008

Le petit protégé de Moureaux roule carrosse.

Depuis les élections communales de 2000, Abdel Achaoui a un parcours politique droit comme un vilebrequin. Cette année-là, notre vertueux homme a d'abord été candidat sur la liste MR de Molenbeek. Élu conseiller communal, il a rallié le SP.A en pleine législature, estimant que son ex-parti pratiquait "une politique en fonction des circonstances" (sic). Il a ensuite siégé comme indépendant, avant de rallier in fine le PS de Philippe Moureaux. Celui-ci lui en a su gré puisqu'il l'a bombardé vice-président de l'IBDE (Intercommunale bruxelloise de distribution d'eau). N'écoutant que son sens du devoir, Achaoui a fait acheter par l'institution une voiture en rapport avec sa très haute personne : une Audi A6 qu'il a munie d'options les plus luxuriantes pour plus de 13.000 €. La seule peinture de son carrosse n'a-t-elle pas coûté 4.500 € ? ! Tout cela a fait monter la facture de la misérable voiture de fonction à 45.000 €. Ajoutez-y que, en sus, Monsieur le Conseiller communal s'est fait acheter un des GSM les plus coûteux du marché - 700 €, une paille ! - et que sa vice-présidence lui vaut de palper 2.000 € par mois pour une présence bimensuelle : on le voit, Achaoui a chèrement négocié ses 843 voix de préférence, obtenues à l'arraché lors du scrutin du 8 octobre 2006. Son patron, Philippe Moureaux, méga déontologue devant le Grand Architecte, ne nous démentira pas !